

Air France juge les solutions de SRM coûteuses et inutiles, et gère son stockage en ASP
Edition du 21/03/2008 - par
Jean Claude Streicher
Les outils de SRM du marché n'ont aucune utilité réelle. Air France-KLM gère désormais ses ressources de stockage à partir d'un service d'indicateurs paramétrables tenus à jour en mode ASP. Les bénéfices concernent autant les architectures que la réduction des coûts.
Dix sept indicateurs pertinents
L'outil a tout d'abord permis à Air France de valider le choix d'une technologie de stockage secondaire, moins onéreuse, celle de Nexsan Technologies, que les grands systèmes traditionnels. Par ailleurs, la solution K-and-D mesure : le taux d'occupation des volumes ; la charge des processeurs des serveurs de fichiers ; la bande passante du réseau. Il catégorise les fichiers selon leur utilisation c'est-à-dire, ceux qui sont souvent ou peu modifiés, ceux qui sont figés et les obsolètes. Il vérifie le nombre d'IOS de Cisco et le succès des sauvegardes. Il émet également des alertes d'incident ou de dépassement de seuils. Air France avait commencé par configurer un reporting pour une quarantaine d'indicateurs. En fait, il n'était pas nécessaire d'être aussi exhaustif. Plus les indicateurs seront pertinents, moins il en faudra. Dix-sept sont donc actuellement tracés, et ils pourraient encore diminuer de nombre par la suite.
Réduction des coûts de la maîtrise d'ouvrage
« Nous avons désormais des tableaux de bord par baie et défini des seuils d'alerte. Nous avons pu valider toutes nos hypothèses, vérifier l'adéquation de nos architectures, homogénéiser nos méthodologies d'exploitation et réduire les coûts de la maîtrise d'ouvrage, se fécilite Xavier Bouchard. La prochaine étape consistera à arriver à une gestion proactive des capacités, basée sur des grilles de résultats.
Dès à présent, et toujours grâce aux indicateurs K-and-D, Air France a également pu appliquer à son stockage de fichiers les règles japonaises « 5S » de gestion des ateliers : débarrasser, ranger, nettoyer, standardiser et s'impliquer. K-and-D a aussi pour lui l'avantage de la simplicité tarifaire : le service est facturé au tableau de bord publié.
De Zeta Mind à Know and DecideL'application en ligne Know and Decide est disponible depuis mi-2007 et compte déjà, outre Air France, quatre autres références dans différents secteurs d'activités, dont une municipalité de la banlieue parisienne. Elle est éditée par Emmanuel Moreau, auparavant dg pendant sept ans de Zeta Mind, cabinet conseil en architecture. « Nous avions alors vu que les grands comptes ne maîtrisaient plus la croissance exponentielle de leurs données », explique-t-il. Know and Decide continue d'évoluer en fonction des besoins exprimés par ses utilisateurs. Il permet notamment d'identifier les fichiers figés (qui ne sont plus modifiés) pour les transférer sur des baies de stockage secondaire de Nexsan Technologies, plus économiques.
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