Depuis son lancement en juin 2007, l'iPhone d'Apple alignait de vraies innovations (interface évoluée, richesse fonctionnelle, écran superbe, design remarquable) mais souffrait également de carences fâcheuses : capteur photo modeste, pas d'enregistrement vidéo, autonomie réduite, absence de la fonction copier/coller, plate-forme verrouillée avec iTunes.
Pourtant l'arrivée de ce smartphone surdoué a bouleversé le marché. Difficile de revenir à un mobile lambda quand on a joué avec un iPhone. Et avec l'arrivée du terminal 3G S, l'avance d'Apple dans le domaine de la téléphonie, de l'Internet mobile et de la richesse applicative, ne risque pas de se réduire même si les opérateurs fondent aujourd'hui de grands espoirs sur son concurrent californien, Google Android.
Coupant court aux très nombreuses rumeurs sur son « form factor » (encombrement et design), le 3G S reprend le design du précédent modèle, mais avec une électronique revue pour améliorer l'autonomie, qui était la principale faiblesse du 3G.
L'autonomie a progressé, mais en usage intensif (écoute de musique, navigation ou mode push mail), elle se réduit toujours comme une peau de chagrin. Une batterie additionnelle de type recharge USB est toujours recommandée aux utilisateurs intensifs. Un vrai marché s'est d'ailleurs créé avec ce type d'accessoires.
Autres améliorations invisibles aux profanes : l'usage d'un circuit 3G+ de type HSDPA offrant une vitesse théorique de 7,2 Mbit/s en téléchargement, l'adoption d'un processeur plus véloce (de 400 à 600 MHz), épaulé par une plus grande quantité de mémoire interne et un OS 3.0 optimisé. Ainsi doté, l'iPhone 3G S est deux fois plus rapide pour ouvrir une page web chargée comme celle de DigitalWorld.fr ou du Monde.fr.