
Informatique de santé française : doit beaucoup mieux faire
Edition du 01/10/2008 - par
La France est loin de disposer d'une informatique de santé efficace. A sa décharge, elle n'est pas la pire, si on regarde du côté des Etats Unis. Telle est une des conclusions d'un colloque du Sénat sur les modifications attendues ou souhaitables.
Ces ARS vont remplacer les ARH (Agences Régionales d'Hospitalisation). Elles auront dans leurs compétences le rapprochement des systèmes de santé (autant des hôpitaux que des autres structures) et d'assurance maladie. La mutualisation des travaux est un impératif pour diminuer les coûts et augmenter l'efficience des investissements.
Le docteur James Goldberg, cancérologue expert auprès de l'OMS et de la Commission Européenne, a tenté durant la matinée de consoler les présents en leur rappelant que la situation peut être pire qu'en France, et de rappeler que les investissements financiers bien plus considérables aux Etats-Unis n'ont pas donné de meilleurs résultats qu'en Europe.
A l'inverse, la Scandinavie serait plutôt en avance mais dans cette zone de l'Europe, chaque pays atteint à peine la taille d'une région française. Ce qui réduit la difficulté. La France reste cependant leader en matière d'hospitalisation à domicile, avec toutes les communications et prises en charge à distance que cela suppose.
Enfin, sur la table ronde consacrée à la gouvernance de l'informatique hospitalière, il a clairement été admis que la maîtrise d'ouvrage des projets de systèmes d'information hospitaliers était insuffisante.
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