

La fibre optique G652 devrait suffire aux futurs grands réseaux haut débit
Edition du 10/09/2007 - par
Damien Coulomb
C'est lors de la conférence européenne sur la communication optique de Berlin (ECOC 2007), qui se tiendra du 16 au 19 septembre, que le resultat d'une étude comparative sur les fibres optiques à employer pour monter un réseau haut débit de grande taille sera divulgué. Selon cette communication, la bonne vieille fibre G652 devrait permettre de supporter un flux à 40 Gb/s sur des distances de l'ordre de 2000 Km sans perte de signal.
Il s'agit d'une nouvelle étape dans le travail de la division de recherche et développement de France Télécom, qui cherche à tracer les caractéristiques du futur réseau 40 Gb/s que la firme a l'intention de mettre en place dans les deux à trois années qui viennent.
Des fibres optiques meilleur marché
Selon Erwan Pincemin, ingénieur RetD du laboratoire de France Télécom de Lannion, et cosignataire de l'étude : « Au début des années 2000, on n'avait qu'une crainte, c'est que les réseaux de fibres optiques utilisant la fibre G652 ne soient plus à même de tenir le choc lorseque l'on passerait à des débits de l'ordre de 40 Gb/s. On sait désormais que l'on pourra étendre un réseau de fibres optiques haut débit sans faire de travaux de remplacement, ni avoir recour à des fibres optiques trop coûteuses. » En effet la principale alternative à la fibre G652 est la fibre Ultrawave, la "Rolls des fibres optiques", beaucoup plus chère que son ainée, mais capable de relayer le signal sur 4000Km.
Ce travail est la suite de celui publié le 3 septembre dans la revue Optic Express, où la même équipe montrait que le format CSRZ-DPSK (qui se sert de la phase du signal pour coder l'information) était plus approprié que le format CSRZ-ASK (qui lui se sert del'amplitude du signal) pour transmettre des informations sur une longue distance. Le format DPSK transmettant les même données deux fois plus loin que son cousin, c'est ce format qui a été retenu pour faire les test de la nouvelle publication.
Pour Erwan Pincemin, « la prochaine étape consistera à faire les mèmes test, mais en incluant des OADM (Optical At Drop Multiplex), c'est à dire des noeuds qui retirent et ajoutent du signal à un faisceau de fibres en cours de route. » une fois cette étape franchie, France Telecom n'aura plus qu'à passer à la réalisation.
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