imprimerenvoyerrecevoir

Les entreprises méfiantes face aux prochaines étapes en ToIP

Les entreprises méfiantes face aux prochaines étapes de la ToIP


Edition du 28/02/2008 - par Jean Claude Streicher et Jean Pierre Blettner

Lorsque les entreprises témoignent sur la téléphonie IP, elles évoquent la facilité de déménagement ou la réduction des coûts du câblage. Mais les étapes suivantes que sont le trunking IP, SIP, la convergence fixe-mobile ou le Centrex posent encore problème.



Des économies de câblage
Autre cas, le quotidien Les Echos s'est installé dans l'ancien immeuble du Crédit Lyonnais, à Paris. Grâce à ce changement de locaux, il a pu passer à la téléphonie sur IP « en très peu de temps » indique Xavier Mangin, son DTSI. A la clé une grosse économie sur le câblage, puisque les postes de travail sont raccordés au téléphone. Mille cent lignes ont suffi pour 600 postes, alors qu'en téléphonie traditionnelle il aurait fallu en prévoir près de 2 000. Les armoires de brassage sont aussi deux fois moins nombreuses et plus petites.

Des postes IP un peu plus chers qui perdent la tonalité
Si le PABX et l'IPBX sont d'un coût comparable, en revanche les postes téléphoniques IP sont un peu plus chers que les combinés traditionnels. Leurs fonctionnalités ont dû être bridées, mais leur appropriation a été aisée, puisque leurs menus ressemblent à ceux des téléphones mobiles. Les postes des secrétaires, en revanche, auraient besoin d'une extension. Seule ombre au tableau : ces postes perdent parfois la tonalité sans explication.

S'assurer de la sécurité contre les hackers
Pour sa part, la Coopérative du syndicat général des vignerons (CSGV) d'Epernay est une pionnière. Elle emploie 180 personnes et avait franchi le pas très tôt, sans pouvoir s'appuyer encore sur un manuel de migration. Particularité, sa téléphonie sur IP est pilotée à partir d'un serveur informatique sous MVS. Philippe Mengual, le DSI de la CSGV, s'en félicite. Il profite ainsi d'une sécurité intrinsèque, puisque le protocole Decnet propre aux systèmes MVS est ignoré des hackers.

Des craintes face au Centrex et au trunking IP
Des évolutions sont-elles prévues dans ces entreprises au-delà de l'adoption de la téléphonie sur IP ? Le site de eCommerce Oscaro, qui a déjà externalisé toutes ses applications, hésite à passer au Centrex IP, de peur de perdre sur la qualité des lignes téléphoniques. Toujours pour la même raison, son DSI, Damien Roland, reste fidèle au raccordement de son IPBX au réseau de l'opérateur en très traditionnel T2 sans opter pour un raccordement en 100% IP, également appelé « trunking IP ». Mêmes réserves au journal Les Echos, dont le DTSI n'a pas adopté un « trunking IP » vers l'opérateur et s'est gardé de généraliser le Centrex IP, même après une adoption partielle. La Coopérative d'Epernay, pour sa part, a connu une expérience désastreuse avec le boîtier Neuf Pass de l'opérateur Neuf Cegetel.


< Page précédente (1/3)Page suivante (3/3) >


Vos commentaires

Rejoignez reseaux-telecoms.net, commentez cet article
Nombre de commentaires postés (0) - Lire tous les commentaires
Pour commenter cet article inscrivez vous ou identifiez vous ci-dessous si vous êtes déjà inscrit :

Email :
Mot de passe :  oublié ?
Mémoriser mes identifiants
L'ACTUALITÉ DU JOUR
L'opérateur T-Mobile admet la fuite de données sur 17 millions de ses clients

(...)

Filtrage des accès Wifi à bord des avions de Delta Air Lines

(...)

Recherche

Sondage flash
Le "Cloud Computing", c'est
Conférences
09/10/2008
FORUM SOA / 3ème édition
De 8h30 à 14h00 à Eurosites George V - Paris 8è
Agenda
Du mardi 7 octobre 2008 au mardi 7 octobre 2008
Approche juridique et pratique de l'archivage des courriers électroniques
Palais des Congrès, Porte Maillot, Paris (dans le cadre du Forum des Acteurs du Numérique (FAN))