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SFR lève le voile sur ses futurs réseaux mobiles


Edition du 12/02/2008 - par Jean Pierre Blettner

SFR mise sur les services centrés sur la personne délivrés indépendamment du réseau, que celui-ci soit fixe, Wifi, 3G ou GSM. Cette stratégie passe par le déploiement d'un réseau IMS en 2008 et l'évolution vers le très haut débit LTE sur son réseau 3G+. Un absent dans tout cela : le Wimax.



Une évolution naturelle vers LTE qui disqualifie le Wimax
Cette compatibilité naturelle des réseaux 3G de SFR avec HSPA+ puis LTE disqualifie une évolution vers le Wimax. « Compte tenu de l'évolutivité sur les réseaux 3G, le Wimax est inutile car nous ne sommes pas un nouvel entrant. Il est donc inutile d'investir lourdement dans une infrastructure Wimax, explique Michel Fouques. Il souligne : « De plus les matériels Wimax ont eu un an de retard, et l'intéropérabilité entre les fournisseurs a été médiocre. Enfin, en France, le Wimax fonctionne dans la bande des 3,5 Ghz, il va y avoir du délai avant que l'on ne dispose de puces Intel à 3,5 Ghz pour PC. La fenêtre de tir du Wimax est désormais fortement réduite. ». SFR via le consortium SHD (la Société du Haut Débit) a déployé 80 stations de base Wimax, en région Parisienne et en région PACA. L'investissement n'est pas prêt de lui rapporter.

Récupérer les antennes et mutualiser
Avec sa 3G, SFR couvre 70% de la population, mais comment va-t-il dépasser cette limite actuelle ? Pourt l'opérateur, l'idée est de récupérer les fréquences situées dans la bande des 900 MHz, car elles permettent de couvrir de plus vastes étendues. Le cadre réglementaire qui en décide devrait être fixé à la mi-2008. A moins qu'une quatrième licence ne soit attribuée, auquel cas l'opérateur devra rendre des fréquences. Dans le cas contraire, à partir de 2009, l'opérateur pourrait atteindre une couverture de 90 à 95% de la population en déployant l'UMTS 900. Pour cela, il pourra réutiliser ses antennes existantes, et mutualiser les infrastructures avec d'autres opérateurs.

IMS n'a jamais été autant d'actualité
Qu'en est-il de l'architecture IMS (IP Multimedia Subsystem) dont tout le salon du GSM de Barcelone bruissait il y a un an ? « IMS n'a a jamais été autant d'actualité. IMS est capital pour l'ensemble des services de convergence que nous allons lancer, insiste Michel Fouques, IMS permet de délivrer des services indépendamment de la couche réseau qu'il s'agisse d'une ligne ADSL, d'un lien Wifi ou d'une connexion sur un téléphone 3G. Jusqu'alors il y a eu beaucoup d'essais d'IMS. Les vrais réseaux IMS démarrent maintenant ». SFR a réalisé un « proof of concept » avec Nokia il y a quelques mois, et a lancé un appel d'offres qui devrait être arbitré sous un mois, pour quelques dizaines de millions d'euros. « Nous aurons déployé un réseau IMS commercial avant la fin de l'année, souligne le directeur du réseau. L'architecture exploitera un serveur de présence et le protocole SIP. Enfin, quid de la TV sur mobile à la norme DVB-H ? L'opérateur semble traîner les pieds. « Le cadre réglementaire français est complexe, évoque Franck Esser, directeur de SFR, qui se consacre aujourd'hui à la tâche de fusion avec Neuf Cegetel. L'opérateur semble satisfait de son offre de vidéo sur IP, même si techniquement celle-ci s'avère gourmande en bande passante (200 Kbit/s par flux vidéo), et donc une technologie peu efficace. La vidéo sur IP est complémentaire du DVB-H, conclut-on chez SFR. Affaire à suivre.

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Une stratégie centrée sur la personne et non plus sur le mobile

Ce début d'année 2008 est l'heure de faire le point pour SFR. L'opérateur se réjouit du succès de son offre Happy Zone (géolocalisation de l'appelant afin de facturer ses appels moins cher depuis son domicile). Elle a atteint 400 000 clients. C'est une offre unique en France (mais un succès outre Rhin, où elle a été adoptée par plusieurs opérateurs). La commercialisation du PC ultra léger l'eePC de Asus a également été une réussite. Les vingt mille exemplaires déjà livrés à SFR par Asus sont partis en quelques jours. Il reste encore 10 000 exemplaires à venir. « Sur ces PC , 80% ont été vendus sans clé USB de SFR, tient à souligner Franck Esser, patron de SFR. Il ajoute, « Par ailleurs, nous avons vendu 6,3 millions de titres musicaux en ligne, nous avons dépassé itunes ». En Février, SFR a annoncé un accord avec le fabricant de balladeurs vidéo Archos, qui devrait embarquer des puces SFR dans ses terminaux. De même, SFR a signé un accord avec tom-tom pour équiper certains équipements de navigation avec des modules de communication et des cartes SIM de SFR. « La gélocalisation sera un axe prioritaire de SFR, incluant la géolocalisation des piétons qui ont besoin de se repérer dans un quartier ou une ville inconnue » termine Franck Esser. Une déclaration qui fait écho à l'annonce de Nokia lors du salon, qui promeut tout autant la « boussole » pour les piétons sur ses nouveaux téléphones , grâce à leur puce GPS.

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