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Windows 2000 Service Pack 3 : bien lire la licence avant de consommer


Edition du 19/08/2002 - par Christophe Bardy

Plusieurs semaines après la disponibilité des versions anglaise et allemande du « Service Pack 3 » de Windows 2000, Microsoft vient de mettre en téléchargement la mouture française de son correctif. Le SP3 corrige un grand nombre de bogues identifiés par Microsoft et applique l'ensemble des correctifs de sécurité publiés depuis le SP2.




Mais pour en bénéficier, il faut souscrire à des conditions de licences draconiennes, qui donnent à Microsoft un accès renforcé aux informations contenues sur votre machine. Ainsi, les termes de la licence (le CLUF en langage Microsoft) précisent « qu'il est nécessaire d'utiliser certaines informations relatives au système, au matériel et au logiciel de votre ordinateur » pour implémenter certaines fonctionnalités du service Pack et de ses composants.





Permis de fliquer...





« En utilisant ces fonctions, vous autorisez explicitement Microsoft ou son agent désigné à accéder aux informations nécessaires à la mise à jour et à les utiliser. Microsoft peut utiliser ces informations uniquement aux fins d'améliorer ses produits ou de vous fournir des services ou technologies personnalisées. Microsoft peut être amené à divulguer ces informations à des tiers, mais pas sous une forme qui vous identifierait personnellement. » Bien sûr, Microsoft ne précise à aucun moment quelles sont les informations dont il a besoin pour ses mise à jours. Potentiellement, l'utilisateur donne donc carte blanche aux archivistes de Redmond pour ramener et exploiter l'ensemble de la registry, et plus si affinités.




Pire, en installant le SP3 « Vous autorisez Microsoft à vérifier automatiquement la version du Produit et/ou des composants que vous utilisez, et à fournir des mises à jour ou des corrections au Produit qui seront automatiquement téléchargées vers votre ordinateur». Bien sûr, si ces composants venaient à invalider certaines applications ou contenus, (NDLR : on pense par exemple à des applications de gestion de droits numériques) voire à planter votre machine, Microsoft ne saurait être tenu pour responsable...




On comprend parfois mieux pourquoi certains en viennent à apprécier les joies de Linux, BSD ou Mac OS X...

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