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L’Etat bien faible en matière de sécurité informatique


Edition du 12/11/2003 - par Elian Cordoue

- Selon le volet consacré aux services du renseignement du rapport parlementaire sur la loi de finances 2004 pour le budget de la Défense Nationale, l'Etat français serait bien démuni face aux menaces sur la sécurité de ses systèmes d'information.
Ainsi, la cellule d'audit de la Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d'Information (DCSSI) manquerait de ressources avec un effectif de 6 personnes, un chiffre « dérisoire » au regard d'une tâche que le rapport qualifie d'impérative. Et de dénoncer l'utilisation, par les services de l'Etat et ses établissements publics, « y compris pour des fonctions sensibles, [de] solutions informatiques étrangères [qui] ne présentent pas, c'est le moins que l'on puisse dire, toutes les garanties de sécurité. Les ministères opèrent leurs choix sans contrôle, sans coordination, ni doctrine ou assistance. » Et de recommander la consultation systématique de la DCSSI lors d'achats « majeurs [...] par les administrations publiques ».
Plus grave, le rapport souligne l'inadaptation de « la structure administrative actuelle [et l'absence] de tutelle politique » ainsi que l'absence de coordinnation hors temps de crise pour les infrastructures critiques.
Pas d'alarmisme cependant : la menace ne semble pas aller grandissante trop vite. Ainsi, en 2002, le Centre de Recensement et de Traitement des Attaques informatiques (Certa) a publié, en 2002, 358 avis et traité 165 incidents contre 215 et 218 respectivement en 2001.