SOLUCOM accélère sa croissance, au programme sécurité et ToIP

le 07/02/2006, par Olivier COREDO, VoIP/ToIP, 915 mots

Pascal Imbert, Président du Directoire de Solucom revient sur les axes phares de développement du groupe. Résultat : le conseil en sécurité s'envole, la ToIP frémit, la mobilité déçoit et la convergence n'attire pas grand monde.

SOLUCOM accélère sa croissance, au programme sécurité et ToIP

R&T : Pouvez-vous nous rappeler quel est le métier de Solucom ? Pascal Imbert : Nous sommes un groupe de conseil spécialisé sur les infrastructures des systèmes d'information. Notre métier est d'aider nos clients à concevoir et à mettre en place le socle du système d'information. Ce socle est composé des réseaux, des télécoms, de la sécurité, des data-centers et du middleware de type SOA. Notre clientèle est faite de très grands comptes, de tous secteurs d'activité. Nous ciblons les 200 premiers groupes Français ; ils représentent plus de 80% de notre chiffre d'affaires. Solucom va approcher les 40 millions d'euros de C.A. à la fin mars 2006, ce qui représente plus de 15% de croissance organique, 22% si l'on prend en compte le rachat de Dreamsoft. Nous comptabilisons près de 400 collaborateurs. R&T : Qu'est ce qui a tiré cette croissance ? P.I. : Il y a deux sujets forts : la sécurité et la pénétration de la ToIP. Le conseil en sécurité est notre premier domaine d'intervention, il représente près de 30% de notre activité. Nous poussons le sujet de longue date mais la demande devient réellement consistante. C'est le résultat de plusieurs phénomènes. D'une part la croissance des menaces est permanente. D'autre part, leurs impacts deviennent chiffrables. Les entreprises mettent en place des moyens significatifs et des équipes dédiées. Le ROI est tangible. De plus, les grands comptes sont soumis à des éléments réglementaires, comme Sarbanes Oxley, Bale II ou la loi sur la sécurité financière. Une entreprise ayant des activités aux Etats-Unis doit être capable de gérer et de tracer les identités. Nous les conseillons sur des thématiques d'identity management. La sécurité est devenu un sujet incontournable. L'autre phénomène, la ToIP, est encore timide. Mais il fut révélateur en 2005. Les entreprises sont en cours d'élaboration de leurs stratégies de migration. Elles expérimentent la ToIP sur certains sites. Nous les aidons dans leur réflexion : Comment dois-je m'y prendre ? Quel échéancier ? Quelle technologie ? Quelle architecture ? Certes les fournisseurs poussent la technologie, mais les entreprises savent que le basculement est irréversible. Elles cherchent à l'absorber de manière anticipée. R&T : Quel est l'argument massue pour passer en ToIP ? P.I. : Il n'y a pas d'argument massue. L'objectif économique arrive en premier car l'investissement est important. La préoccupation majeure des entreprises est de ne pas subir la ToIP. Elles cherchent à rationaliser leurs réseaux. Un parc homogène est plus facile à exploiter. Les services liés à la ToIP viennent bien après dans la réflexion. R&T : Quels sont leurs choix technologiques en ToIP ? P.I. : La grande tendance du secteur industriel est de profiter de la migration de la ToIP pour externaliser la gestion de la téléphonie. Les secteurs de la banque et de l'assurance sont très motivés par le Centrex IP, soit confié à un opérateur, soit développé en interne. Ces secteurs sont très exigeants sur la disponibilité et la sécurité des solutions. Les banques sont prudentes mais pas frileuses. Les administrations mettront plus de temps à déployer mais le phénomène est de grande ampleur. R&T : Quels acteurs de l'offre tirent leur épingle du jeu ? P.I. : Les opérateurs vont clairement prendre le pas et tirer partie du mouvement. Ils vont regagner le terrain perdu grâce à leurs solutions de réseaux privés IP. France télécom garde une longueur d'avance à travers à son réseau commercial. Neuf Cegetel devient un challenger crédible. Cet opérateur a bien réussi dans le secteur des administrations et des ministères. Sur l'international, certains acteurs comme Vanco se détachent. Colt est très ancré sur le secteur financier. BT devient agressif, à voir s'il tient la distance sur le long terme. R&T : Vous ne citez pas la mobilité parmi les grands enjeux ? P.I. : Nous pensions que 2006 allait être l'année de la mobilité. Nous sommes un peu déçus de l'ampleur réduite des projets. Certes, bon nombre d'entreprises ont mis en place des accès distants au S.I., notamment à travers des solutions d'emails push de type Blackberry, ou des applications métiers pour des populations de techniciens ou de commerciaux. Mais ce n'est pas un mouvement de masse. Nous étions trop optimistes, les projets avancent doucement sur des flottes limitées. En 2006, nous serons opportunistes et suiveurs dans ce domaine. R&T : La convergence intéresse-t'elle les grands comptes ? P.I. : La convergence est un sujet pour le grand public. Elle ne se vend pas en entreprise. Faire basculer une flotte mobile est une migration très coûteuse, le changement est très difficile. De plus, il faut franchir les obstacles de l'ergonomie des solutions ou de l'autonomie des batteries d'une téléphone Wifi ! R&T : Quels sont les grands desseins pour Solucom en 2006 ? P.I. : En 2005, nous avons mis la main sur Dreamsoft, une société de conseil en architectures SOA. C'est un domaine clé du futur où nous n'étions pas assez présents. En 2006, nous allons poursuivre nos acquisitions, non pas pour combler des trous dans notre offre mais pour nous renforcer sur le conseil. Nous sommes actuellement en étude sur des sociétés de conseils dans la sécurité et les télécoms. De plus, nous allons renforcer nos équipes. Nous cherchons à recruter de jeunes ingénieurs de grandes écoles, que nous formons à nos métiers. Je suis surpris de la tension qui existe sur le marché de l'emploi. C'est un axe prioritaire de notre stratégie, nous allons embaucher 120 collaborateurs cette année. La croissance s'accélère...

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