
Adapter les centres informatiques aux serveurs virtualisés
Edition du 03/10/2008 - par
La virtualisation massive des serveurs pose un défi aux systèmes de refroidissement des centres informatiques. Le déplacement des machines virtuelles déclenche des besoins localisés de refroidissement qu'il faut traiter à la volée.
Si l'adoption de la virtualisation réduit la facture globale d'électricité grâce à la réduction du nombre de serveurs nécessaires pour faire fonctionner plusieurs applications, en revanche, elle concourt à un phénomène préoccupant : l'accroissement de l'énergie consommée au m2.
"Un client moyen consommait 500 Watts au m2, il y a dix ans, depuis, cette consommation a été multipliée par cinq, constate Fabrice Coquio, directeur de l'hébergeur Interxion. Et pour l'entreprise, le coût de l'énergie a grimpé de 10% de sa facture d'hébergement, à 20% ou 25%.
La tendance n'est pas prête de s'inverser. Les machines sont de plus en plus puissantes et gourmandes en énergie. "On commence à atteindre les limites. Même avec un investissement conséquent, il sera impossible de concentrer la puissance électrique d'une ville dans un bâtiment de 10 000 mètres carrés, prévient Fabrice Coquio. Et qui dit plus de consommation électrique dit plus de chaleur et donc la nécessité d'un refroidissement supérieur.
Souci supplémentaire : les machines virtuelles peuvent être déplacées d'un serveur à un autre. La consommation électrique et la génération de chaleur évoluent donc dynamiquement dans les salles. Moduler les capacités de refroidissement, selon les besoins, devient nécessaire. Un fournisseur d'alimentations protégées tel qu'APC propose le couplage de la source de chaleur à la climatisation. On raccourcit le chemin nécessaire à l'air froid pour atteindre les serveurs et on évite les mélanges entre air chaud et air froid. Stéphane Duproz, directeur de l'hébergeur TelecityGroup, confirme que la climatisation ...
L'ACTUALITÉ DU JOUR
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