
Alcatel-Lucent annonce 300 Mbit/s sur le fil de cuivre jusqu'à l'abonné
Edition du 22/04/2010 - par
Alcatel-Lucent a déclaré mercredi 21 avril avoir trouvé un moyen de transférer des données à 300 Mbit/s sur deux lignes de cuivre. Cette découverte n'a pas encore passé les murs du laboratoire. Les véritables produits et services ne sont pas attendus avant 2011.
... en seront équipés. Mais en attendant, les opérateurs doivent être capable d'utiliser les réseaux de cuivre existants pour offrir un meilleur débit aux foyers ne disposant pas de la fibre optique.
Une étude marketing du cabinet Point Topic dévoile qu'actuellement, le cuivre est le moyen le plus répandu pour délivrer du haut-débit. Environ 65% des abonnés ont une connexion haut-débit basée sur le DSL (Digital Susbscriber Line), alors que 20% sont câblés et 12% bénéficient de la fibre optique.
D'après cette étude, aujourd'hui, la vitesse moyenne de l'ADSL pour les ménages varie de 9,2 Mbit/s en Europe de l'Ouest et en Asie-Pacifique à 1,9 Mbit/s en Asie du Sud-Est.
Le recours à la vectorisation sur VDSL2 est actuellement en cours de normalisation par l'Union Internationale des Télécommunications. La dernière révision de la normalisation s'achève aujourd'hui et s'il n'y a pas d'autres commentaires, Alcatel-Lucent précise qu'elle sera ratifiée à la fin du mois d'avril. Pour Ericsson, qui travaille aussi sur des produits qui utiliseront la vectorisation, tout sera finalisé au plus tard au mois de juillet.
Alcatel-Lucent et Ericsson pensent débuter cette année les essais sur le terrain de la vectorisation pour commercialiser cette technologie dès 2011.
Des débits qui dépassent les 300 Mbit/s peuvent être atteints en utilisant plus d'une paire de lignes de cuivre. Néanmoins, Alcatel-Lucent opte pour deux paires de cuivre car ce sera selon eux le scénario le plus réaliste au moment où cette technologie sera déployée dans les foyers. Stefaan Vanhastel estime que l'on pourrait utiliser six paires, mais ce serait fait uniquement pour raccorder les entreprises et peut-être pour un usage dans les réseaux de collecte des réseaux télécoms mobiles.
Il ajoute : « nous aurions pu annoncer 1 Gbit/s ou 2 Gbit/s, mais nous avons volontairement choisi de ne pas le faire car ce n'est pas un scénario réaliste ».
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