
Réagir face aux projets informatiques qui vont dans le mur
Edition du 21/04/2008 - par
Les projets informatiques qui vont dans le mur sont sans doute plus nombreux qu'on veut bien le reconnaître. Trois DSI, ceux de Beauté Prestige International, Pernod Ricard et B2V ont évoqué leur expérience en la matière lors d'une table ronde ebg. Pour en tirer plusieurs enseignements.
Trois DSI, ceux de Beauté Prestige International, Pernod Ricard et B2V, ont croisé leurs témoignages lors d'une table ronde organisée mardi 15 avril dernier par l'ebg (Electronic Business Group), consacrée aux projets informatiques mal engagés et aux meilleures façons d'y remédier.
Il était tombé dans un guêpier
On a pu constater qu'ils présentent de nombreux points communs. Premier cas, Christophe Davy qui a repris la direction des systèmes d'information de Beauté Prestige International, la filiale française du groupe cosmétique japonais Shiseido. Il était tombé dans un guêpier. L'extranet de prise de commandes des distributeurs venait d'être livré par un prestataire extérieur et ne marchait vraiment pas. « On tapait 2, ça sortait 400, décrit Christophe Davy. Il fallait donc continuer à la main. Le fournisseur promettait d'y remédier dans les cinq semaines, à condition de payer un supplément. Et bien sûr, passé ce délai, ça ne marchait toujours pas.
L'échec était prévisible
Discrètement, Christophe Davy a mis en place une solution issue d'un autre site cosmétique, puis rompu avec le prestataire qui n'était pas à la hauteur. Ceci dit, l'échec était prévisible : ce prestataire en était à sa première expérience de développement en XML ; personne n'avait piloté le projet en interne à cause de la vacance de la DSI pendant six mois ; la recette avait été bâclée ; et le contrat n'avait prévu aucune obligation de résultat. Conclusion de Christophe Davy : « il est impossible de rattraper quoi que ce soit quand ça ne passe plus ni avec le prestataire, ni en interne. Autant repartir de zéro. »
Il avait calé sur le dernier volet du spécifique
Vincent Fraitot, DSI de Pernod Ricard Europe, pour sa part, voulait installer à Madrid un ERP JD Edwards commun à toutes les filiales européennes. En s'appuyant là encore sur un intégrateur externe. Tout allait très bien jusqu'au jour où cet intégrateur changea subitement son chef de projet, réclama des délais supplémentaires et bien sûr des sur-coûts. En réalité, il avait calé, sans l'avouer, ...
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