Des boîtiers Femtocell 3G dans les foyers en 2009 ?

le 17/07/2008, par Jean Claude Streicher, GSM/3G/4G, 869 mots

La 3G se diffuse mal à l'intérieur des bâtiments. Il existe un remède : transformer les boîtiers triple-play résidentiels en mini stations de base, gérant une cellule de taille très réduite, une femto-cell. ABI Research pronostique 35 millions de boîtiers femtocell en 2012.

Des boîtiers Femtocell 3G dans les foyers en 2009 ?

La téléphonie mobile malgré son succès rencontre encore une forte concurrence des appels via des lignes fixes, lorsqu'il s'agit de passer des appels depuis son domicile, pour cause de tarifs prohibitifs et de mauvaise qualité des communications. Le cellulaire est alors avantageusement remplacé par le téléphone fixe, les combinés sans-fil Wifi, ou les téléphones hybrides GSM/Wi-Fi, en conjonction avec les boîtiers triple-play sur ADSL. Les communications mobiles sur Wifi passent alors sur le réseau filaire en voix sur IP. L' innovation grâce à de petites cellules Une nouvelle voie se dessine cependant : le femto-cellule, ou femtocell. Le concept, en gestation depuis quelques années, consiste à transformer le boîtier triple-play résidentiel en mini-station de base du réseau GSM ou 3G. La communication ou les transferts de données mobiles sont alors acheminés via le lien ADSL et dans le futur via la liaison fibre optique locale. Avec le femtocell, on constitue des cellules plus petites que les pico-cellules, déjà déployées par de nombreux opérateurs mobiles dans les zones d'habitat très denses en ville afin d'absorber davantage de trafic vocal. A titre d'anecdote, dans le système de mesure international, le femto est mille fois plus petit que le pico. Le femto Forum décolle Avantage pour les opérateurs mobiles, en plaçant l'antenne cellulaire à l'intérieur des bâtiments, ils s'affranchissent des problèmes de forte atténuation du signal radio 3G à l'intérieur des immeubles résidentiels ou de bureau, ce qui est une particularité des hautes fréquences. Cela ouvre la porte à un usage facilité des transferts de données via les réseaux 3G à haut débit, pour les particuliers qui disposent de clés USB sur leur PC portable ou de smartphones 3G. Photo : le boîtier femtocell ZoneGate proposé par le jeune fabricant Ubiquisys Les particuliers retrouvent ainsi les facilités de synchronisation, de mises à jour et d'envois qu'ils peuvent avoir à l'extérieur lorsqu'ils se déplacent professionnellement. Le concept de femtocell approche de sa maturité. Une vingtaine d'opérateurs l'expérimentent déjà à travers le monde. Preuve de ce subit engouement, le Femto Forum (www.femtoforum.org) compte, après un an d'existence, 82 membres, dont 31 opérateurs, parmi lesquels Orange, Bouygues Télécom, T-mobile, Vodafone, AT&T, BT, O2, China Telecom et Telecom Italia. Des boîtiers femtocell en 2009 chez O2 et T-Mobile Le Femto Forum réunit également les industriels, au nombre desquels on trouve Alcatel-Lucent, Audiocodes, Cisco, Ericsson, Huawei, Motorola, Nec, Nortel, Samsung, Sonus et ZTE, ainsi que des dizaines de jeunes pousses. De plus, l'interface entre les femto-cellules et les réseaux des opérateurs mobiles est maintenant normalisée. Elle vient d'être définie par le 3GPP, qui élabore les spécifications techniques de la 3G. Elle est décrite par l'interface Iu-h. Un voyage de presse organisé par l'ambassade britannique dans le sud de l'Angleterre, à la mi-juillet 2008, a été l'occasion de rencontrer Ubiquisys, un jeune constructeur de femtocell pour réseaux 3G. Ubiquisys est financé, entre autres, par Google et l'opérateur T-Mobile. Son directeur technique et fondateur, Will Franks s'enthousiasme et parle d'une courbe de progression quasi verticale de l'usage des réseaux 3G pour des transferts de données. Le boîtier femtocell d'Ubiquisys va intégrer l'interface lu-h d'ici décembre prochain. Quant aux opérateurs mobiles O2 et T-mobile, ils devraient être les premiers opérateurs au Royaume-Uni à introduire courant 2009 des boîtiers femto-cellulaires. Comcast sera le premier parmi les câblo-opérateurs. Une nombreuse concurrence sur les boîtiers femtocell "Les femto-cellules vont multiplier par près de 500 la capacité des réseaux mobiles. Elles diminuent de moitié la consommation électrique des terminaux 3G et permettent de les intégrer au réseau domestique. Les femto-cellules savent se configurer les unes par rapport aux autres et autorisent un transfert (handover) sans couture avec les macro-cellules, résume Will Franks. Le boîtier femtocell ZoneGate d'Ubiquisys peut être ajouté aux passerelles existantes ... ... ou intégrée à des boîtiers triple play. Le ZoneGate accepte 4 sessions simultanées de données sur la 3G. Ubiquisys fait face à de nombreux concurrents qui réunissent la fine fleur de l'industrie des télécoms. On citera le petit nouveau IP.access qui est financé par pas moins d'Intel, Cisco, Qualcomm et Motorola, Airvana (qui a des accords oem avec Alcatel-Lucent, Nortel Networks et Qualcomm), Sagem-Alcatel-Lucent, Thomson-Nokia-Siemens, Netgear, ... Pour l'ensemble des acteurs le défi va être de proposer des boîtiers femtocell dans la limite des 50 € l'unité, tarif que les opérateurs accepteront sans doute de subventionner pour le rendre encore plus attractif. 35 millions de boîtiers femtocell en 2012 Au coeur des équipements d'Ubiquisys, on trouve des composants électroniques DSP (Digital Signal Processing) du britannique Picochip. Ce dernier de son côté, élabore dès à présent des DSP femto multi-coeurs pour les réseaux CDMA 2000, LTE (4G), TD-SCDMA et Wimax mobiles. "En 2009, nous devrions livrer un million de circuits femto, contre 100 000 cette année, estime Rupert Baines, vice-président marketing de Picochip. A l'horizon 2012, la société d'études de marché ABI Research pronostique pour sa part un parc mondial de 35 millions de femto-cellules, se partageant principalement entre les passerelles femto-ADSL et femto-ADSL-Wi-Fi. Les points d'accès purement femto ne devraient pas dépasser les 2,5 millions. Quant aux boîtiers femto-ADSL-Wi-Fi-IPTV, ils n'atteindraient pas les 500.000 unités.

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