
Enorme scandale dans la téléphonie mobile en Inde
Edition du 25/11/2010 - par
(Source EuroTMT) Depuis le 15 novembre, le gouvernement indien doit affronter un scandale politique majeur. A la suite de la publication du rapport sur l'attribution des licences mobiles GSM en 2008, ce scandale attaque la réputation d'incorruptible du Premier Ministre Manmohan Singh.
D'autant plus que le premier ministre avait fait de la lutte contre la corruption l'un de ses chevaux de bataille pour accélérer le développement de l'Inde. Or, la gestion du secteur, pour le moins fantaisiste, par le ministre des télécoms, Andimuthu Raja, soulève de nombreuses interrogations. Ce dernier a été obligé de démissionner dans la foulée de la publication du rapport.
Les chiffres fournis par ce rapport donnent le tournis. Il y aurait un manque à gagner de 30 à 40 milliards de dollars pour les caisses de l'Etat provoqué par l'attribution des licences mobiles en 2008. A l'époque, pour faire face à la forte croissance du marché de la téléphonie mobile, l'Inde avait alors décidé d'attribuer 122 licences régionales. Mais, selon les enquêteurs, les modalités d'attribution n'ont pas respecté la loi et le ministre a distribué les licences dans des conditions très opaques.
Conséquence, 62 licences pourraient être annulées. De plus, le prix de vente retenu en 2008 était celui de 2001 (lors de la précédente attribution) alors que le marché n'avait plus rien à voir. En 2001, le marché était balbutiant avec moins de 37 millions d'abonnés. Si en 2008, quelques-uns des grands opérateurs indiens déjà en place sont compromis dans le scandale, ce sont surtout des ...
Photo : le ministre des télécoms indien, Andimuthu Raja, qui a démissionné (D.R.)
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