Google lance Drive, son service de stockage en ligne

le 25/04/2012, par Quentin Renard avec Relaxnews, Cloud / Virtualisation, 474 mots

Google a lancé mardi son service très attendu de stockage en ligne, Google Drive, un système d'informatique dématérialisée, qui permet également de collaborer et communiquer des dossiers en ligne.

Google lance Drive, son service de stockage en ligne

(AFP - San Francisco) Google a annoncé mardi 24 avril sa solution de stockage en ligne, Google Drive, accessible depuis n'importe quelle plateforme (tablette, smartphone, PC).

Les internautes ont droit à 5 gigaoctets de stockage gratuit, et peuvent s'acheter plus de capacité, à des prix variant par pays et par capacité - le maximum aux Etats-Unis atteignant 799 dollars par mois pour 16 téraoctets, c'est à dire 16.000 gigaoctets. Pour les besoins moins importants, l'espace de stockage pourra être porté à 25 Go pour 2,50 dollars de plus par mois, à 100 Go pour 5 dollars par mois, et à 1 To pour 50 dollars par mois.

Le logiciel permettant d'accéder à Google Drive a été conçu pour les ordinateurs sous Windows (le système d'exploitation de Microsoft) ou ceux d'Apple, ainsi que les appareils portables sous Android (système Google).

Une version pour les appareils portables d'Apple (système iOS des iPod, iPhones et iPad) est prévue prochainement.

Google Drive sera aussi intégré à la nouvelle génération des netbooks fonctionnant sous le système Chrome de Google.

« Nous voulons nous assurer que toutes les données des utilisateurs soient accessibles partout », a souligné le responsable des applications chez Google, Sundar Pichai, lors d'une conférence téléphonique.

« C'est une progression naturelle », a-t-il ajouté. « Nous entrons dans l'ère de l'après-PC, où c'est le 'cloud' (ndlr: les serveurs des fournisseurs de services) qui travaille. Bientôt on pourra ouvrir un dossier partout sur Google Drive », a-t-il ajouté. Ainsi, Drive a pour vocation à être « au centre de l'expérience en ligne chez Google ».

« Le modèle est vraiment conçu pour aider (...)»

« Le modèle est vraiment conçu pour aider les gens à vivre leur vie dans le 'cloud' », a-t-il ajouté.

Les mêmes documents pourront être consultés sur plusieurs appareils, et les détruire sur un les détruira sur tous. Des fax virtuels pourront être envoyés ou reçus dans ce système.

Pour ce qui est de Drive, le programme Google Docs est totalement intégré, garantissant que des documents de travail, par exemple, puissent être créés et modifiés à plusieurs.

La technologie des moteurs de recherches de Google est également intégrée pour aider à retrouver les documents stockés dans Drive, par mots ou par images grâce au programme Goggles.

Plusieurs autres fournisseurs participent à ce programme dès le lancement, comme les logiciels professionnels Autodesk.

« Pour le moment nous n'avons communiqué le programme qu'à quelques développeurs », a expliqué M. Pichai. Mais « avec le temps, nous voulons que Drive soit perçu comme l'endroit où on peut tout créer et collaborer avec tous, c'est à vous de choisir quel appareil et quelles applications vous voulez utiliser ».

Cela fait cinq ans que Google a commencé à travailler à Drive. L'explosion de la popularité des téléphones multifonctions n'a fait que confirmer l'utilité d'un tel programme.

Google Drive face à ses concurrents

Google Drive pénètre un marché où il sera face aux solutions Dropbox, iCloud d'Apple et Skydrive de Microsoft.

Dropbox est la solution la plus populaire. Lancée en 2007 par deux étudiants au Massachusetts Institute of Technology, Dropbox revendique aujourd'hui plus de 50 Millions d'utilisateurs. L'utilisateur peut avoir des possibilités de stockage jusqu'à 18 Go gratuitement, par parrainage et dispose par défaut de 2Go.

Les offres d'Apple et de Microsoft sont proches de celle de Google. Ainsi iCloud offre un stockage en ligne de 5 Go, disponible sur les machines sous iOS et Mac OS, tandis que Skydrive de Microsoft offre par défaut jusqu'à 7 Go de stockage en ligne.

L'offre de Microsoft est moins chère que celle de Google commençant à 8 euros par an pour 20 Go supplémentaires et pouvant grimper jusqu'à 100 Go, pour 37 euros l'année.

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