Internet : comprendre le travail d'un backbone - Actualités RT Réseaux

Internet : comprendre le travail d'un backbone

le 13/03/2020, par Tim Greene / Network World (adapté par Jean Elyan), Réseaux, 710 mots

Le backbone ou dorsale Internet résulte de l'interconnexion des réseaux de fibres optiques à haut débit des opérateurs Internet de niveau 1 (Tier 1). C'est ce backbone qui permet d'acheminer efficacement le trafic entre régions géographiques. Mais qu'est-ce qu'un backbone Internet et comment fonctionne-t-il ?

Internet : comprendre le travail d'un backbone

L'Internet génère d'énormes quantités de trafic d'ordinateur à ordinateur, et pour garantir l'acheminement de ce trafic partout dans le monde, il faut agréger un vaste ensemble de réseaux à haut débit connus collectivement sous le nom de backbone ou dorsale Internet. Mais comment fonctionne cette dorsale ?

Backbone Internet

Comme tout réseau, l'Internet est composé de liaisons d'accès qui acheminent le trafic vers des routeurs à large bande passante et accompagnent le trafic de sa source vers sa destination en empruntant le meilleur chemin disponible. C'est l'interconnexion de ces réseaux individuels de fibres optiques à haut débit qui créent la dorsale Internet. Chaque réseau appartient à des opérateurs Internet de niveau 1 (Tier 1). Ce sont généralement de très gros opérateurs privés dont les réseaux sont reliés entre eux. Parmi ces fournisseurs, on peut citer AT&T, CenturyLink, Cogent Communications, Deutsche Telekom, Global Telecom and Technology (GTT), NTT Communications, Orange, Sprint, Tata Communications, Telecom Italia Sparkle, Telia Carrier et Verizon, ou encore Sipartech, Open Transit et Neo Telecom.

En regroupant leurs réseaux longue distance, ces opérateurs Internet de niveau 1 créent un réseau mondial unique qui permet à chacun d'entre eux d'accéder à l'ensemble de la table de routage internet pour qu'ils puissent acheminer efficacement le trafic vers sa destination en passant ensuite par une succession de fournisseurs locaux, de niveau 2 et 1, de plus en plus nombreux. En plus d'être physiquement connectés, ces opérateurs de backbone utilisent tous un protocole de réseau partagé, le TCP/IP. Ce protocole combine deux protocoles : le protocole de contrôle de transmission ou TCP (Transmission Control Protocol) et le protocole internet ou IP. Ce dernier permet d'établir les connexions entre ordinateurs, assure la fiabilité des connexions et formate les messages en paquets appelés aussi datagrammes.

Points d'interconnexion Internet (IXP)

Les opérateurs de backbone connectent leurs réseaux au niveau de points d'échange ou d'interconnexion Internet, les IXP. Ces noeuds, non-propriétaires, équipés de commutateurs et de routeurs à haut débit, acheminent le trafic entre les peers. Ces derniers sont souvent la propriété de tiers, parfois à but non-lucratif, qui facilitent l'unification du backbone. Les oprateurs de niveau 1 participants à l'IXP contribuent à leur financement, mais ne se facturent pas mutuellement de frais pour le transport du trafic des autres opérateurs de niveau 1. Ce type de relation est appelé « peering ou échange de trafic sans accord ». Le peering évite les éventuels litiges financiers qui pourraient avoir un impact sur la performance de l'Internet.

Vitesse du backbone

La dorsale Internet est constituée de routeurs parmi les plus rapides, ceux qui peuvent délivrer des vitesses de 100 Gb/s au niveau du tronc. Ces routeurs, fabriqués par des fournisseurs comme Cisco, Extreme, Huawei, Juniper et Nokia, utilisent le protocole BGP (Border Gateway Protocol) pour acheminer le trafic entre eux.

Acheminement du trafic jusqu'au backbone

À côté des opérateurs de niveau 1, il existe des opérateurs de niveau 2 (Tier 2) et de niveau 3 (Tier 3), plus petits. Les opérateurs de niveau 3 permettent à des entreprises et à des consommateurs d'accéder à Internet, mais ils n'ont pas d'accès propre à la dorsale Internet, si bien qu'ils ne pourraient pas, à eux seuls, connecter leurs clients aux milliards d'ordinateurs connectés à Internet. Souvent, ces opérateurs de niveau 1 passent des contrats avec des fournisseurs d'accès de niveau 2 ou régionaux qui disposent de leurs propres réseaux pour acheminer le trafic vers une zone géographique limitée.

Mais, là encore, l'accès ne concerne pas tous les dispositifs connectés à Internet. Pour cela, les fournisseurs de niveau 2 passent des contrats avec les fournisseurs de niveau 1 pour disposer d'un accès au backbone mondial, indispensable pour rendre la connectivité Internet universelle. Donc, le trafic provenant d'un ordinateur situé d'un côté de la planète peut se connecter à un ordinateur connecté de l'autre côté de la planète en envoyant le trafic à un opérateur de niveau 3. Celui-ci l'achemine à un opérateur de niveau 2 qui le redirige vers un opérateur de backbone de niveau 1. Celui-ci le redirige alors vers l'opérateur de niveau 2 approprié. Lui-même envoi ce trafic à un opérateur de niveau 3 qui livre le trafic à l'ordinateur de destination.

L'impact du Covid-19 sur les réseaux publics et la sécurité

Nos confrères d'IDG tiennent un état des lieux de l'impact du coronavirus sur l'état des réseaux dans le monde. Voici les dernières nouvelles. La propagation du coronavirus et les mesures de confinement ont...

le 27/03/2020, par Michael Cooney, Network World (adaptation Jean Elyan), 1227 mots

La technologie OpenRoaming de Cisco confiée à la Wireless Broadband...

L'équipementier Cisco transfère le développement de sa technologie OpenRoaming et la responsabilité de sa promotion au consortium Wireless Broadband Alliance créé pour promouvoir l'interopérabilité entre...

le 26/03/2020, par Michael Conney, Network World (adapté par Jean Elyan), 742 mots

Cisco met en garde contre 5 failles de sécurité SD-WAN

Parmi ces cinq vulnérabilités affectant les offres SD Wan de Cisco, trois sont qualifiées de très critiques. L'équipementier Cisco a émis cinq avis pour des failles de sécurité affectant ses offres SD-WAN....

le 20/03/2020, par Michael Cooney, IDG NS (adapté par Jean Elyan), 587 mots

Dernier dossier

Les white-box sont-elles l'avenir de la commutation réseau ?

Et si vous pouviez gérer vos commutateurs de centres de données et vos routeurs de la même façon que vos serveurs et ainsi réduire les coûts des dépenses en capital ? C'est la promesse des white-box qui amènent des systèmes d'exploitation réseau open source fonctionnant sur du matériel courant.Pour en avoir le coeur net, nous avons testé Cumulus...

Dernier entretien

Jamshid Rezaei

DSI de Mitel

Le DSI de Mitel, Jamshid Rezaei, a adopté le système japonais du Kaizen prônant l'amélioration continue...