
L'Avicca inquiète face aux orientations de l'Arcep sur la montée en débit du DSL
Edition du 02/03/2010 - par
L'association des villes et des collectivités pour les communications électroniques, s'inquiète que ce soit aux collectivités de financer la montée en débit des réseaux de cuivre. Elle préfèrerait une migration directe à la fibre optique ou le recours aux réseaux sans fil.
L'Avicca, l'association de villes et de collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel, réagit face aux orientations publiées par l'Arcep sur la montée en débit par accès à la sous-boucle. Il s'agit de l'accroissement des débits sur les lignes téléphoniques de cuivre. L'Avicca annonce qu'elle participera aux travaux à venir destinés à en préciser les règles.
Pour autant, elle s'inquiète de voir les collectivités être obligées de financer des infrastructures en cuivre vouées à être obsolètes d'ici peu.
L'Avicca reconnaît que les débits actuels d'une partie des lignes en cuivre ne sont pas adaptés à l'évolution des usages et que la montée en débit par action à la sous-boucle peut faire partie des solutions pertinentes employées (hertzien, réseau câblé évolué,...), pour ne pas laisser se creuser l'écart entre les territoires.
Mais l'Avicca s'inquiète qu'il soit envisagé que les collectivités non seulement prennent en charge les travaux sur le réseau - propriété de l'opérateur historique - mais participent aussi à d'éventuels déplacements des installations des opérateurs.
L'association désire donc que l'opérateur historique continue d'investir dans son propre réseau là où les performances ne conviennent plus. "Sinon, il montrerait clairement que seule une séparation structurelle est à même d'assurer un minimum d'égalité sur le territoire pour des besoins qui évoluent nécessairement" gronde l'Avicca.
De même, l'Avicca affirme que les fournisseurs d'accès à internet doivent aussi prendre leur part financière aux évolutions. Elle avance pour cela de multiples raisons :
- les FAI dégagent aujourd'hui des marges confortables sur le haut débit,
- l'évolution des usages, permise par l'augmentation des débits, augmente les revenus des FAI par la possibilité d'offrir des services supplémentaires, comme la vidéo à la demande,
- les grands FAI n'ont pas voulu aller sur les zones blanches, mais de nouveaux acteurs l'ont fait,
- les collectivités n'ont pas à ossifier le partage actuel du marché en contribuant au déménagement des équipements des trois FAI dominants. Ceux qui iront s'installer à la sous-boucle pourront commercialiser ...
Photo : sous répartiteur (D.R.)
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