L'essor de l'internet des objets passe par le bas débit selon Sigfox

le 06/06/2012, par Quentin Renard, Régulation télécoms, 539 mots

Le bas débit est une technologie oubliée par les gros opérateurs, mais qui peut permettre une grande fiabilité sur le secteur « machine to machine ». Sigfox a présenté le 5 juin 2012 sa solution dans ce domaine pour « révolutionner l'internet des objets », déjà adoptée de façon professionnelle par Clear Channel France sur ses panneaux publicitaires déroulants.

L'essor de l'internet des objets passe par le bas débit selon Sigfox

A l'occasion d'une conférence donnée le 5 juin 2012, l'opérateur bas débit Sigfox a présenté sa solution qui « permet de révolutionner l'internet des objets » selon son PDG Ludovic Le Moan. Le but étant à terme d'interconnecter « la totalité des objets d'un appartement à très bas coût, moins d'un euro par objet et par an en utilisant le bas débit ».

Dans le monde professionnel, cet internet des objets trouve aussi un écho, et Pierre Alexandre Cabasse directeur des opérations de Clear Channel France, s'en sert pour télégérer ses panneaux publicitaires déroulants.

Cette solution permet, pour Clear Channel France « de connaître en temps réel l'état de nos panneaux publicitaires, pour savoir si ceux-ci sont en panne ou non ». Pour cela, un modem de quelques centimètres équipe les panneaux publicitaires de l'entreprise et envoie des données si l'équipement est défectueux.

Cela présente un double avantage : « réduire les consommations électriques, l'appareil étant en veille tant qu'il ne présente pas le besoin d'envoyer des informations », et « avoir la possibilité d'envoyer les informations depuis les sous-sols de parking où sont implantés les panneaux, ce qui n'est pas possible avec des technologies haut débit et GSM » selon Pierre Alexandre Cabasse.

Photo : Ludovic Le Moan - PDG de Sigfox (D.R)

D'un point de vue écologique, Pierre Alexandre Cabasse estime que, dans son secteur d'activité, la mise en place de la solution de Sigfox « permettra, une fois entièrement déployée, d'économiser près de 150 tonnes de CO2/an et de réduire de 500 000 km/an les déplacements de ses techniciens ».

Sigfox a développé une vingtaine de brevets depuis deux ans, de façon totalement confidentielle. Pour fonctionner, les signaux sont envoyés depuis les puces et modems sur une bande de 100 Mhz, dans la bande bas débit de 868Mhz. Cette bande a l'avantage d'être libre et de ne nécessiter aucun achat de licence.

Le signal est récupéré par l'une des antennes de Sigfox, plus de 1000 pour couvrir la totalité du territoire français à la fin 2012, puis décoder et redistribuer à travers les serveurs Sigfox à l'utilisateur qui a besoin de l'information. Chaque antenne pourrait, selon Ludovic Le Moan, « émettre sur une zone de 900 km² ».

La solution nécessite uniquement l'installation d'un modem pour pouvoir envoyer l'information aux serveurs. C'est dans ce sens que Sigfox se considère comme opérateur, car « sur la chaîne de distribution, de l'envoi du signal à son traitement et son émission pour l'utilisateur tout passe par l'équipement de l'entreprise ».

Sigfox compte aujourd'hui une dizaine de signatures d'entreprises, qui couvre les secteurs de l'environnement, de la gestion de déchets, de l'électroménager, de la sécurité et de la communication. D'ici douze mois, une puce GPS sera rajoutée sur les modems en vente, pour permettre d'ajouter une fonction de localisation, qui pourra se greffer sur un vélo, un scooter ou une voiture.

A terme, il sera possible de développer, grâce aux données publiques des différents appareils, des applications ou des visualisations via la mise à disposition d'une API pour les développeurs.

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