.

imprimer envoyerrecevoir

Le centrex IP n'était-il qu'une bulle médiatique ?


Edition du 23/10/2008 - par Didier Barathon

Le Centrex IP ne progresse que lentement. B3G, champion de cette forme de service de téléphonie, réduit le nombre de ses distributeurs. Le modèle économique du Centrex, très différent du PABX classique, et le besoin de compétences pointues semblent lourds à assumer.

... distribution indirecte. Je ne suis pas inquiet sur leur structure de distribution, ce serait différent en cas de rachat par un autre opérateur. ». Iperlink est un spécialiste du Centrex, l'opinion des autres types de distributeurs que sont les installateurs et les intégrateurs, est peut être moins positive.

Cette réticence d'une partie de la distribution explique une partie des déboires de B3G. L'opérateur est engagé dans un programme de restructuration que lui permet le plan de sauvegarde (une procédure préventive qui intervient avant une éventuelle cessation de paiement). B3G va ainsi réduire ses effectifs qui passeront de 140 à 80 personnes. Ces différents efforts doivent se retrouver en termes de rentabilité.

En 2007, B3G réalisait 60 millions d'euros de chiffre d'affaires et 10 millions de pertes. Pour 2008, Patrice Giami annonce un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros et 5 à 6 millions de pertes. Et 2009 devrait connaître le même chiffre d'affaires que 2008 mais avec 1 à 3 millions de bénéfices, toujours selon le Pdg de l'opérateur.

Reste que certains indicateurs de marché pointent pour l'heure le très lent décollage de la téléphonie sur IP dans l'hexagone. Le cabinet d'études Scholé Marketing a ainsi réalisé un Observatoire de l'IP, présenté le mercredi 22 octobre sur le salon IPconvergence. Il se base sur l'étude de 500 000 sites d'entreprises en France.

Or, seulement 16% d'entre eux seraient passés en téléphonie sur IP. Et sur ces 16%, 11% seulement seraient en Centrex. C'est donc une proportion infime. Le Centrex IP en France représenterait 80 000 lignes. France Télécom aurait les 3/4 du marché, B3G 20%. Les autres opérateurs se partageraient le reste. Les chiffres montrent une pénétration très faible.

Les réticences des installateurs et la percée des boîtiers d'Orange ou de SFR-Neuf sur le segment des entreprises de 10 à 20 salariés, cible privilégiée des opérateurs de Centrex, ne peuvent qu'assombrir l'avenir de ce marché. Le Centrex IP n'aura-t-il été qu'une bulle médiatique ?

< Page précédente (1/2)


Rejoignez reseaux-telecoms.net, commentez cet article
Nombre de commentaires postés (1) - Lire tous les commentaires
Pour commenter cet article inscrivez vous ou identifiez vous ci-dessous si vous êtes déjà inscrit :

Email :
Mot de passe :  oublié ?
Mémoriser mes identifiants
L'ACTUALITÉ DU JOUR
Citadel premier Cheval de Troie en logiciel libre

Selon les chercheurs de l'entreprise de sécurité Seculert, les créateurs du malware (...)

L'Etat simule la cyberguerre avec l'exercice Piranet 2012

En déclenchant l'exercice Piranet 2012 les 7, 8 et 9 février dernier, l'État s'est (...)

Nokia délocalise 4 000 emplois en Asie

Nokia a décidé de délocaliser une plus grande partie de sa production en Asie. Pour (...)

La région Auvergne signe une convention Très Haut Débit

La région Auvergne vient d'annoncer la signature d'une « convention pour le déploiement (...)

Redressement confirmé pour Cisco

Cisco a présenté les résultats financiers de son deuxième trimestre de l'exercice (...)

Le navigateur chrome poursuit sa forte croissance

Google Chrome cumule 18,2% des visites de sites web en moyenne en Europe au mois (...)

France Telecom fait de Orange une marque commune pour le fixe et le mobile

France Telecom fait évoluer ses forfaits de téléphonie fixe, et va proposer à partir (...)

Recherche



Sondage flash

Agenda