
Le e-commerce, foyer de croissance aux dépens des commerçants traditionnels
Edition du 26/06/2009 - par
Si l'on sait saisir les opportunités, le e-commerce est toujours un foyer de croissance. Une réussite, parfois destructrice de valeur, qui se fait souvent au détriment des commerces classiques. C'est ce qui ressort de la conférence EBG « Le commerce électronique B2C & B2B, ultime foyer de croissance ? », du mercredi 24 juin.
Le e-commerce est encore un véritable foyer de croissance, à condition de savoir saisir les bonnes opportunités. Une réussite qui se fait souvent au détriment des commerces classiques, et qui peut aussi être destructrice de valeur. C'est ce qui ressort de la conférence « Le commerce électronique B2C & B2B, ultime foyer de croissance ? », qui avait lieu le mercredi 24 juin lors de l'assemblée générale de l'EBG (Electronic Business group).
La croissance en e-commerce est encore possible
Plusieurs réussites montrent que la croissance sur internet est encore possible. On citera d'abord l'exemple du site vente-privée.com, qui à son lancement en 2003 regroupait 4 personnes pour un chiffre d'affaire de 2 millions d'euros. Le site, qui est aujourd'hui une référence du discount sur internet, atteint un chiffre d'affaire de 500 millions d'euros, emploie 1500 personnes, et continue d'embaucher.
Une croissance qui a en partie été rendue possible par le fait que vente-privée s'est appuyé sur une entreprise classique de dé-stockage. Mais il existe d'autres exemples de concepts purement web qui fonctionnent. On peut penser par exemple à 24H00.fr (qui réalise également des ventes privées), Aufeminin.com, 1000 Mercis, sites qui sont tous rentables. Jean Darrieu, Directeur Général de LaSer (services financiers), évoque même un concept consistant à faire payer aux internautes les produits à prix quasiment coûtants, une fois qu'ils se sont acquittés d'un abonnement.
Le web, un danger pour le commerce classique
S'il est certain qu'il reste des opportunités dans le e-commerce, cette croissance n'est pas évidente pour toutes les entreprises si l'on en croit Jacques-Antoine Granjon, Co-Fondateur de vente-privée : « Soit vous êtes petit dans une niche, et ça ira. Soit vous êtes gros, et vous vous en sortirez aussi. Mais pour ceux de taille intermédiaire, certains coûts seront aussi élevés que pour un gros, sans les recettes correspondantes. » Mais au delà du succès ou non de l'e-commerce, ce dernier est un danger pour le commerce classique, et peut être plus généralement responsable d'une certaine destruction de valeur.
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