
Le e-commerce, foyer de croissance aux dépens des commerçants traditionnels
Edition du 26/06/2009 - par
Si l'on sait saisir les opportunités, le e-commerce est toujours un foyer de croissance. Une réussite, parfois destructrice de valeur, qui se fait souvent au détriment des commerces classiques. C'est ce qui ressort de la conférence EBG « Le commerce électronique B2C & B2B, ultime foyer de croissance ? », du mercredi 24 juin.
Essayer en magasin, acheter sur Internet
Jean Darrieu, Directeur Général chez LaSer, rappelle à ce sujet une pratique qui se multiplie : Le consommateur repère un article sur internet, va l'essayer en magasin, pour finalement l'acheter sur internet, à un prix réduit. L'acheteur profite des services offerts par le magasin, et des prix d'internet. Comment revenir à un équilibre entre achat en ligne et achat en magasin ? Une solution serait de généraliser les systèmes de bons d'achats accessibles sur internet, mais utilisables en magasin. D'un autre côté, c'est peut-être aux magasins de proximité de se transformer. Lors d'une autre conférence de cette journée, Christian Polge, Président de Coca Cola France soulignait en effet ce dernier point : « Vous avez déjà vu un magasin Apple vide ? C'est parce qu'il est différent. »
Quoi qu'il en soit, il est certain qu'internet rime souvent avec discount. Jacques-Antoine Granjon (www.vente-privée.com) cite en exemple l'erreur faite par Peugeot : Après avoir écoulé 90 voitures en quelques secondes grâce à une opération évènementielle sur Vente-privée, le constructeur a décidé de s'équiper de son propre site de vente de voitures sur internet. Aujourd'hui, le Webstore de Peugeot affiche des prix inférieur de 30 % en moyenne à ceux présentés en concessions. Mais le constructeur ne peut que difficilement revenir en arrière, et c'est la marque elle-même qui est dévaluée.
Les e-commerçants accusés de dévaluer le marché
C'est donc un exemple de discount qui a été directement nuisible à son instigateur que cite Jacques-Antoine Granjon. Mais il est lui-même souvent pointé du doigt pour cette destruction de valeur qui accompagne souvent l'internet, critique relayée par Jean Darrieu (LaSer) lors de cette conférence. Mais pour Jacques-Antoine Granjon, c'est un faux procès, vente privée ne cassant pas le marché puisque qu'elle ne fait qu'écouler les invendus des marques. « Vente privée, c'est pas du B2B, c'est du B2B2C. », explique-t-il. Une nuance qui ne semble pas être unanimement partagée, et notamment par Patrick Robin, président de 24H00.fr, qui regrette que les gens associent Internet avec discount à cause d'entreprises telles que vente-privée.
L'ACTUALITÉ DU JOUR
Le transporteur maritime Zim consolide son réseau MPLS mondial
ZIM Integrated Shipping Ltd est un spécialiste mondial du transport maritime de conteneurs, (...)
Trois nouveaux mobiles Nokia en Juin en France
Le Lumia 610 est un smartphone d'entrée de gamme offrant toutes les caractéristiques (...)
Les applications pour iOS consomment 70% du trafic mobile applicatif
Au mois de mars, le trafic des sites Web a reculé de 5,5% en France, comparé à la (...)
Windows Vista SP1 : le support s'arrête, les attaques s'envolent
La semaine dernière, Microsoft a déclaré que l'augmentation des défaillances dans (...)
Des clients et des prospects géo-localisés pour l'ANCV
Les possibilités des mobiles se multiplient. L'Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (...)
Oodrive choisit d'intégrer des solutions de sécurité SaaS en rachetant CertEurope
Le groupe Oodrive a annoncé avoir racheté l'entreprise CertEurope, qui propose depuis (...)
Dan Serfaty, Viadeo : « Pourquoi il y a aussi peu d'entreprises françaises IT de taille mondiale »
Distributique : Vous avez créé votre entreprise en 2004 en France, vous venez de (...)