

Les collectivités locales à nouveau remontées contre France Télécom
Edition du 19/06/2008 - par
Jean Claude Streicher
Une table ronde organisée par l'EBG (Electronic Business Group), mercredi 18 juin, a vu des collectivités très remontées contre l'opérateur historique. Celui-ci est montré du doigt pour chercher à préserver sa position dominante sur la fibre optique via des dispositions glissées dans le projet de la loi sur la modernisation de l'économie.
... 300 à 500 € lorsqu'il existe une délégation de service public (DSP), contre 1000 à 1500 € là où il n'y en a pas.
Les solutions de France Télécom sont plus chères
De même, des fournisseurs de services locaux auraient émergé un peu partout. L'opérateur historique lui-même compte plus d'abonnés ADSL dans ces DSP que dans les départements limitrophes où il continue d'agir seul. « Les solutions proposées aux départements par France Télécom pour la couverture des zones d'ombre (les NRA-HD et les NRA-ZO), coûtent en réalité beaucoup plus cher, a encore déclaré Gabrielle Gauthey. « S'il y a des gaspillages, ils sont provoqués par l'opérateur historique, accuse Ariel Turpin. Illustration : en Seine-et-Marne, France Télécom installe des NRA là où le département a déjà fait construire un relais Wimax, alors que l'opérateur historique devrait mettre ses NRA dans les zones d'ombre restantes.
Des initiatives locales efficaces
Un peu partout, les DSP du haut débit, déjà opérationnelles, dépasseraient leurs objectifs en taux de raccordement. Les conventions Départements innovants, que France Télécom a proposées pour les freiner, seraient, en revanche, loin du compte. « Pas le dixième des déploiements promis a été réalisé, affirme Cyril Luneau, président de LD Collectivités, la filiale de Neuf Cegetel qui a gagné une bonne moitié de ces DSP. « Il est encore trop tôt pour dire que nos réseaux d'initiative publique attirent des entreprises. Mais il est sûr qu'ils ont déjà évité de nombreux départs, défend, pour sa part, Philippe Courcier, DSI du conseil général de la Sarthe. Quant au département de la Manche, il a résorbé ses zones blanches pour seulement un investissement de 4 millions d'euros. Dès à présent, ce département peut se fixer des objectifs de couverture FTTH de 25 %, puis de 50 % de sa population, supérieurs à ceux annoncés dans certaines grandes villes, a encore indiqué Gabrielle Gauthey. De quoi crédibiliser les initiatives locales.
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