Les médecins ennemis des applications mobiles de santé?

le 19/12/2012, par Jean Pierre Blettner, Terminaux et Systèmes, 673 mots

Les applications de santé sur mobile ont le vent en poupe et devraient connaître une forte croissance, selon le cabinet Frost & Sullivan. Toutefois, les médecins devraient constituer un frein car ils ont craignent d'être court-circuités par ces nouvelles applications de soins.

Les médecins ennemis des applications mobiles de santé?

L'adoption croissante des applications de santé sur les smartphones devrait changer radicalement la façon dont les soins sont délivrés, selon le cabinet Frost & Sullivan. Accéder aux informations de santé à partir d'un mobile devrait devenir la norme prochainement.

Mais le cabinet identifie comme un frein la réaction des médecins. Les médecins peuvent ne pas encourager l'utilisation d'applications de m-santé, voir la décourager, pense Frost & Sullivan. Ils craignent que, si les patients ont accès à une meilleure information relative aux prix, à la qualité, aux services et aux temps d'attente, ils pourraient perdre le contrôle de leurs revenus et la façon dont la médecine est exercée.

Ils ont peur que le rôle traditionnel du médecin comme guide en matière de traitement soit diminué et que les patients s'appuient sur les applications de m-santé ou sur Internet pour diriger leur propre santé sur leurs Smartphones.

Cependant Frost & Sullivan attire l'attention sur le fait que sans une recherche clinique de qualité pour les soutenir, les applications mobiles de santé pourraient s'avérer un gaspillage des ressources informatiques.

En 2011, il y avait déjà 17 000 applications de santé pour iPhones, Android et autres smartphones et tablettes, selon le cabinet d'analyses. Les applications de santé réalisent des tâches plutôt simples comme compter les calories mais elles aident aussi les consommateurs et les professionnels de santé à suivre de près et partager des informations confidentielles pour un nombre croissant de maladies complexes.

Insuffisance cardiaque, maladies respiratoires et mentales ...



Insuffisance cardiaque, maladies respiratoires et mentales

Cela comprend l'insuffisance cardiaque, les maladies respiratoires et mentales. «Les applications de santé représentent un outil formidable pour informer et soutenir les patients dans l'autogestion de leur santé et leur bien-être, » pense Malgorzata Filar, Analyste chez Frost & Sullivan.

Actuellement, les applications simples qui peuvent être facilement téléchargées sur un smartphone ou une tablette représentent la majorité des applications de santé, dénommées m-santé. Elles requièrent des outils et des calculateurs peu sophistiqués avec un degré de sécurité et d'analyse moins élevés que celles destinées aux professionnels de santé.

Souvent, les applications suivent les séances d'entraînement et les régimes. Reste que bien peu d'entre elles sont destinées aux réels problèmes, comme la gestion de maladies chroniques.

Si l'avenir des applications de santé est prometteur, certains problèmes doivent cependant être résolus avant que patients et professionnels puissent réellement profiter des avantages de la santé mobile, estime le cabinet Frost & Sullivan. 

« Obtenir de bons résultats dépend de l'engagement des patients dans leur traitement. De nombreuses affections chroniques requièrent un respect scrupuleux de comportements volontaires comme le contrôle de l'alimentation et du poids, le choix d'options saines. Les programmes les mieux pilotés échouent souvent parce que ces changements de style de vie sont difficiles à suivre de façon constante sur une longue période, » remarque Malgorzata Filar.

La demande pour la m-santé va continuer d'augmenter ...



La demande pour la m-santé va continuer d'augmenter

Cependant, grâce à la télémédecine et aux soins à domicile pour les personnes âgées qui émergent comme un nouveau mode de prestation de soins, ainsi qu'à l'adoption croissante des appareils mobiles et aux avancées technologiques, la demande d'applications de m-santé va continuer d'augmenter.

« Avec des applications de santé de plus en plus personnalisées, sophistiquées et basées sur le web, le marché est prometteur pour les développeurs d'applications de santé et les vendeurs de technologie, » annonce Malgorzata Filar. 

« De plus, les opérateurs de réseaux mobiles ont commencé à exploiter ces opportunités et considèrent la m-santé comme une extension naturelle de leurs activités. Avec l'influx massif de données médicales des capteurs et autres appareils, nous aurons de plus en plus besoin d'outils d'analyses et de sociétés qui se concentrent sur la gestion des données. Le marché de la m-santé devrait prospérer et devenir avantageux pour toutes les parties concernées, » veut-elle conclure de manière optimiste.



BlackBerry envisage de céder son activité messagerie

Le 12 août dernier, BlackBerry annonçait la création d'un comité spécial pour trouver une stratégie de survie. Vente 

le 28/08/2013, par D.B., 125 mots

Le clavier reste exigé avec les tablettes tactiles

Selon le cabinet Forrester, deux tiers des professionnels veulent un vrai clavier avec leurs tablettes tactiles. La tablette tactile comporte normalement un clavier virtuel sur l'écran lorsqu'il est nécessaire ...

le 26/08/2013, par Bertrand LEMAIRE, 207 mots

Smartphone sous Ubuntu : échec du financement du projet

La campagne de levée de fonds pour produire le smartphone Edge sous Ubuntu n'a pas abouti Canonical n'a pu réunir que 13 millions de dollars auprès des internautes alors qu'il  comptait sur 32 millions de dolla...

le 23/08/2013, par Véronique Arène avec IDG News Service, 339 mots

Dernier dossier

Spécial Mobile World Congress 2014

De la masse d'informations disponibles sur le Mobile World Congress (MWC) 2014 à Barcelone, nous avons extrait une synthèse en prenant comme angle les informations destinées aux clients entreprises, aux architectures réseaux, à la gestion des flottes mobiles et à leur sécurité. Un dossier réalisé avec la rédaction d'IDG News Service. Réseaux & ...

Dernier entretien

Erwan le Duff

Directeur de la division télécoms et média Europe et coordonateur monde du secteur télécoms de Capgemini

« Capgemini commercialise une version de Joyn conçue avec Orange »