
Les médecins ennemis des applications mobiles de santé?
Edition du 19/12/2012 - par
Les applications de santé sur mobile ont le vent en poupe et devraient connaître une forte croissance, selon le cabinet Frost & Sullivan. Toutefois, les médecins devraient constituer un frein car ils ont craignent d'être court-circuités par ces nouvelles applications de soins.
L'adoption croissante des applications de santé sur les smartphones devrait changer radicalement la façon dont les soins sont délivrés, selon le cabinet Frost & Sullivan. Accéder aux informations de santé à partir d'un mobile devrait devenir la norme prochainement.
Mais le cabinet identifie comme un frein la réaction des médecins. Les médecins peuvent ne pas encourager l'utilisation d'applications de m-santé, voir la décourager, pense Frost & Sullivan. Ils craignent que, si les patients ont accès à une meilleure information relative aux prix, à la qualité, aux services et aux temps d'attente, ils pourraient perdre le contrôle de leurs revenus et la façon dont la médecine est exercée.
Ils ont peur que le rôle traditionnel du médecin comme guide en matière de traitement soit diminué et que les patients s'appuient sur les applications de m-santé ou sur Internet pour diriger leur propre santé sur leurs Smartphones.
Cependant Frost & Sullivan attire l'attention sur le fait que sans une recherche clinique de qualité pour les soutenir, les applications mobiles de santé pourraient s'avérer un gaspillage des ressources informatiques.
En 2011, il y avait déjà 17 000 applications de santé pour iPhones, Android et autres smartphones et tablettes, selon le cabinet d'analyses. Les applications de santé réalisent des tâches plutôt simples comme compter les calories mais elles aident aussi les consommateurs et les professionnels de santé à suivre de près et partager des informations confidentielles pour un nombre croissant de maladies complexes.
Insuffisance cardiaque, maladies respiratoires et mentales ...