Microsoft offre Virtual Serveur et supporte... Linux

le 05/04/2006, par Marc Olanié, Fournisseurs, 679 mots

Lorsque l'information est tombée, l'équipe de CSO, comme un seul homme, a cliqué d'un index inquisiteur sur l'onglet « calendrier ». Il faut dire qu'en ces semaines de premier avril, des canulars mal interprétés peuvent parfois provoquer des échos ravageurs. Mais non, la chose est confirmée sur le site de l'éditeur : Download Virtual Server 2005 R2 est-il écrit sur la page. Le serveur virtuel de Microsoft, jusqu'à présent vendu entre 100 et 200 dollars selon le nombre de processeurs, est désormais totalement gratuit. A cheval donné on ne regarde pas le footprint mémoire. D'autant plus que ladite mémoire n'est pas exorbitante ces jours-ci, et que le programme en question fonctionne, la chose est assurée par l'éditeur, sur un simple Windows XP SP2. Ajoutons que Virtual Serveur, bien plus perfectionné que son petit frère Virtual PC, dispose d'un outil de « photographie » capable de cloner une configuration serveur réelle et de la faire migrer au sein d'une VM. C'est donc un concurrent sérieux à VMWare GSX et ESX, c'est aussi un sérieux adversaire de .... Virtual PC, l'émulateur de station de travail. Car qui peut le plus peut presque le moins, partant du principe que les utilisateurs de tels environnements d'émulation relèvent soit de la geekitude la plus complète, soit de l'ingénieur spécialisé, soit du RSSI amoureux des « plateformes de test de déploiement » et autres « réseaux de machines-leurre » genre honeypot. Tout aussi intéressante est l'annonce simultanée du support, de la part de Microsoft, des noyaux Linux. De prime abord, l'information peut paraître ahurissante. Mais à bien y regarder, ce n'est là en fait qu'une conséquence logique de l'opération « Virtual Server Gratuit ». Car bien sûr, le premier support que devra fournir Redmond, c'est un bon niveau de compatibilité hardware, forgé par le « retour d'expérience » des utilisateurs du monde Linux. Sur ce point, l'actuel VirtualPC est déjà un modèle du genre. Indépendamment de toute considération de performance, là où l'installation d'une Suse ou d'une RH sur VMWare peut parfois créer des hiatus d'émulation écran, VirtualPC, lui, paraît plus « conciliant ». Les mauvais esprits feront remarquer que le programme n'est pas de conception MS et que c'est peut-être là l'origine de cette étonnante souplesse. Qu'importe. Cela revient à dire que l'on pourra compter sur la hotline de la Windows Company pour aider à déployer des VS2005R2 supportant des MTA Sendmail ou des bases MySQL. Chez Oracle, on aurait entendu Monsieur Larry dire « Si tu fais pas ton chiffre, tu finiras au département Ssikelserveur, dans le nord de l'Etat de Washington ! » Quant au département Notes, chez IBM, on aurait réservé 3 pièces de Veuve Cliquot, dont une adressée directement au département Exchange Server, One Microsoft Drive. Cela signifie-t-il la mort prochaine de VMWare ? C'est peu probable. En premier lieu parce que ce programme fait partie du cheptel EMC, et dispose de ce fait d'une puissance financière que n'avait pas l'entreprise lorsqu'elle était indépendante. Outre EMC, VMWare est très souvent utilisé comme base technique privilégiée par les laboratoires de recherche et les départements « production » d'IBM. Enfin, le long passé et l'attachement viscéral de la sphère Linuxienne envers son émulateur « gratuit livré dans chaque distrib » n'est plus à démontrer. Le monde sécurité, de son côté, va enfin pouvoir tarabuster les équipes Microsoft pour que soient un jour développées les extensions et modules demandés par les chercheurs et RSSI. A commencer par la création d'extensions sur Virtual PC permettant également de cloner une station de travail sur une VM. Personne, du côté de Seattle, ne semble comprendre à quoi servirait un tel outil... car personne à Redmond, ne semble estimer le coût réel d'une modélisation de déploiement de correctif, un test de régression ou une évaluation de « cross compatibilité » sur une vingtaine de variations de configurations. Glissons également sur l'usage de ces VM dans le cadre de honeypots -même si l'administration de tels outils est un sport réservé à une certaine élite- ou dans le but d'imaginer des réseaux segmentés redondants pouvant courir au crash et ressusciter par simple recopie d'une portion de disque. Ce n'est déjà plus de la véritable VM, ce n'est pas encore de « l'autonomic computing », mais çà en a le goût.

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