Non, l'internet par satellite n'est pas mort

le 29/03/2006, par Olivier COREDO, Fibre optique, 404 mots

Après la disparition d'Aramiska du paysage français de l'internet par satellite, la question de la légitimité de ce type de solution se pose. Franck Agier, responsable des ventes pour SkyDSL, réaffirme l'intérêt de la technologie.

Non, l'internet par satellite n'est pas mort

R&T : Quelle est l'offre de skyDSL ? Franck Agier : Nous commercialisons trois packs : une offre à 6,90 euros pour surfer (1 Mbps), une offre premium pour surfer et télécharger (4 Mbps et 4 go/mois de téléchargement) et un forfait pro jusqu'à 16 Mbps à partir de 44,90 euros/mois. L'installation de la parabole est aisée, le logiciel est conçu pour être intuitif. L'utilisateur la positionne sur l'un des satellites Eutelsat, et le relie à son PC via une carte PCI ou un équipement USB. Pour la voix montante, il continue à utiliser le moyen terrestre dont il dispose. Le but est de permettre aux oubliés de l'adsl de gagner en débit de réception. Fin 2005, nous comptabilisions 28000 clients sur l'Europe, pour moitié composés de professionnels et d'entreprises. R&T : Y a t'il encore un marché pour le satellite ? F.A. : Les zones blanches sont des poches de frustration. Les opérateurs d'adsl triple play écartent la population des campagnes. Plus ils font campagne sur le haut débit, plus la frustration devient palpable. Les oubliés se chiffrent à près de 4 millions d'individus. France Télécom a l'habitude des promesses, mais la concurrence est plus vive sur les zones denses. Oui, il y a un marché pour le satellite ! R&T : Pourtant un certain nombre d'acteurs satellitaires ont disparu du paysage ? F.A. : Certains de ces acteurs se sont positionnés comme des chasseurs de primes de l'argent public. Nous, nous avons une vision pérenne. Skydsl se place sur un marché de niche. Aramiska était sur le business model trop coûteux du bi-directionnel. Les tarifs étaient élevés et le modèle économique n'était pas établi. Nos clients commencent avec l'offre à 6 euros et augmentent ensuite leur forfait. Notre modèle tient la route. R&T : Craignez vous la concurrence du Wimax ou de la 3G ? F.A. : Non, le wimax n'est pas une menace. Il reste bon nombre de questions à résoudre sur cette technologie. Le wimax va s'amortir sur les zones à forte concurrence économique, donc sur les zones denses. La 3G est plus un concurrent que le Wimax. Mais, bien souvent, les clients skyDSL n'ont même pas accès au réseau mobile ! Il faut raisonner en paysan. Quelqu'un veut le haut débit en zone d'ombre, que fait-il ? Il choisit le satellite...

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