Numericable va en Bourse mais ne dit pas pourquoi - Actualités RT Réseaux

Numericable va en Bourse mais ne dit pas pourquoi

le 28/10/2013, par Didier Barathon, Réseaux, 642 mots

En Europe, le secteur du câble entre dans une période de forte recomposition avec les rachats de Kabel Deutschland par Vodafone et de Virgin Media par Liberty Global.  Le français Numericable s'introduit en bourse sans expliquer si c'est pour recomposer son capital, se marier, trouver du cash ou investir à nouveau.

Numericable va en Bourse mais ne dit pas pourquoi

En France, le câble a une longue histoire. Le Plan câble date de 1982, depuis 2009 un seul opérateur contrôle pratiquement tous les réseaux sous le nom de Numericable. Il regroupe les anciens : France Télécom Câble, TDF Câble, NC Numericable, Noos et UPC. Numericable  a également racheté un opérateur pour entreprise Completel. Il est donc à la fois sur le grand public, par ses offres historiques de télévision, transformées en quadruple play, et sur les entreprises. Il propose aussi des offres de gros et du mobile.

Sont ainsi effacées les déboires de 2007 et l'inefficacité du service client de Noos.  Aujourd'hui, le câble est même le premier réseau à proposer du très haut débit en France, en nombre de logements connectables et en nombre d'abonnés, même si ce n'est pas tout à fait sur la même technologie que ses confrères et concurrents issus des télécoms.

Numericable se veut le seul réseau alternatif présent sur tout le territoire. Son avantage principal est en effet dans ce réseau. Il est récent, construit dans les années 80 (Plan câble) et 90 (plan Nouvelle donne), et dessert ses trois segments de clients : BtoC, BtoB et offres de gros, avec des technologies à part.

Le réseau s'appuie sur 80 MAN

Sur le segment BtoC, le câble utilise la technologie Euro Docsis 3.0, elle permet une vitesse de téléchargement jusqu'à 200 Mbps. C'est 5 millions de foyers. 3,5 millions sont en Euro Docsis 2.0, avec une vitesse de téléchargement jusqu'à 30 Mbps. Numericable présente également une densité de 200 foyers par noeud, ce qui « limite la nécessité de mise en cascade et de fractionnement des amplificateurs ».  Pour le BtoB, le réseau s'appuie sur 80 MAN (Metropolitan area networks) propriétaires et des connexions DSL. Les connexions directes, fibre optique ou DSL sont pour lui l'offre la mieux adaptée pour les entreprises.

C'est donc bien ce réseau qui fait l'atout de Numericable. Un réseau en grande partie propriétaire : boucles locales, MAN, backbone (13 000 kilomètres pour la voix et pour les données). L'opérateur n'hésite pas à mettre en cause ses concurrents qui ne peuvent pas s'appuyer sur un  réseau en propre, ou ceux qui ne sont pas assez avancés. Sur ce dernier point, Numericable pointe le cas d'Orange. Expliquant que la couverture en fibre optique de cet opérateur est en retard par rapport à celle des autres opérateurs historiques européens. Orange couvre seulement 9% des foyers français en fibre optique, c'est 29% aux Pays-Bas, 36% en Allemagne, et 86% en Belgique. Numericable s'appuie sur les rapports annuels de ces opérateurs pour avancer ses chiffres.

Tout en EuroDocsis 3.0 d'ici fin 2016

L'opérateur du câble se fixe pour objectif de moderniser encore son réseau et de passer l'intégralité des 3,5 millions  de prises non encore rénovées en EuroDocsis 3.0 d'ici fin 2016.  Autant que son parc d'abonnés, 1,3 million en THD et que le nombre de logements raccordables (9,8 au total dont 4,8 en fibre), Numericable s'appuie sur son réseau et le valorise à travers son introduction en bourse. Un opérateur qui a également réalisé deux opérations de grande envergure : l'homogénéisation de réseaux disparates et la mise à niveau de son service client.

Les sujets financiers ne sont toutefois pas absents dans cette opération boursière. Numericable ayant un actionnariat atypique avec Carlyle à 37,5%, Cinven au même niveau et Altice à 24%. Cinven, le fonds de Patrick Drahi, celui qui  a réunifié le câble en France devrait passer à 30%, les deux autres descendre à 25% pour Carlyle et 15% pour Altice. Patrick Drahi reste plus que jamais aux commandes et avec ses deux alliés continuera de former une majorité solide. Pour l'heure, lui se renforce, eux réalisent une partie de leur investissement. Mais rien ne filtre sur leurs intentions pour le moyen terme.

 

 

 

Juniper Networks va aider IBM à moderniser ses infrastructures cloud

Avec le concours de Juniper Networks, IBM va s'appuyer sur sa plate-forme de gestion d'infrastructure Services Platform with Watson pour gérer dans le cloud les systèmes de support, notamment les datacenters,...

le 18/01/2019, par James Anderson, IDG NS (adapté par Jean Elyan), 468 mots

Cisco attend 5 révolutions technologiques en 2019 dans le réseau

Selon un dirigeant de Cisco, en 2019, le WiFi 6 ou 802.11ax, la 5G, la géolocalisation, le SD-WAN, l'intelligence artificielle et l'apprentissage machine pour la gestion des réseaux, sont les 5 technologies...

le 17/01/2019, par Michael Cooney, IDG NS (adapté par Jean Elyan), 1429 mots

Cisco cible les apps mobiles d'entreprise avec sa technologie de...

Le portail centralisé dans le cloud DNA Spaces de Cisco inclut la solution de géolocalisation Connected Mobile Experience (CMX) de Cisco et la technologie de géolocalisation d'entreprise rachetée en juin...

le 15/01/2019, par Michael Cooney, IDG NS (adapté par Jean Elyan), 904 mots

Dernier dossier

Les white-box sont-elles l'avenir de la commutation réseau ?

Et si vous pouviez gérer vos commutateurs de centres de données et vos routeurs de la même façon que vos serveurs et ainsi réduire les coûts des dépenses en capital ? C'est la promesse des white-box qui amènent des systèmes d'exploitation réseau open source fonctionnant sur du matériel courant.Pour en avoir le coeur net, nous avons testé Cumulus...

Dernier entretien

Joël Mollo

VP Europe du sud de SkyHigh

« Nous créons un nouveau marché autour de la sécurité du cloud »