

Ordinateurs Perdables et Ultra Perdables
Edition du 18/01/2007 - par
Marc Olanié
Légèrement alarmiste mais oh combien vérifiée, cette enquête communiquée par le service de Presse de Toshiba et, réalisé par le cabinet Dynamic Markets. Selon ces analystes britanniques, 82% des cadres et dirigeants français stockent des données sensibles ou confidentielles sur leurs outils « mobiles » et 24% des possesseurs de machines portables auraient tendance à les perdre (contre 18% en Italie, 8% en Allemagne).
Sur ces points, l'on ne peut que répéter inlassablement les règles de salubrité imposées par la « volatilité » des équipements mobiles : ne pas surestimer les outils de protection de ces appareils. Ne pas oublier de « débriefer » chaque outil mobile après l'achèvement d'une mission afin d'en effacer les documents sensibles. Ne jamais transiger ou accepter de passe-droit hiérarchique visant à simplifier les procédures d'authentification sous prétexte que« ces histoires de password me font perdre du temps... ce n'est pas par moi que l'on risque une fuite ». Les plus belles histoires d'espionnage industriel commencent généralement dans les bureaux directoriaux. Ne jamais imaginer qu'un ordinateur portable puisse être un succédané de « bureau mobile », quoi que puissent chanter les sirènes du marketing -y compris celles de Toshiba d'ailleurs-. Ne jamais se déplacer sans une sauvegarde chiffrée de l'appareil en question, ne jamais sortir de l'entreprise un appareil dont les unités de stockage, cartes SD ou disques durs, ne soient pas cryptés.... Et enfin ne jamais confondre « ordinateur professionnel » et « console vidéo destinée à faire patienter les enfants sur le trajet Paris-Deauville ». Des règles pourtant simples que même quelques spécialistes et analystes du monde de la sécurité ne parviennent pas toujours à comprendre et à respecter. Nous parlons de ceux qui font appel au Service Informatique pour éradiquer des virus ou installer de nouveaux pilotes. *
La suite de l'étude se penche sur les conséquences sociologiques « induites » par la mobilité. L'on y apprend ainsi que près de la moitié des chefs d'entreprises n'hésitent pas à expédier emails et SMS en dehors des heures de travail en exigeant une réponse rapide. Et accessoirement en perdant un peu de vue que ce genre de harcèlement technologique laisse des traces utilisables devant un conseil des prud'hommes. Enfin, 40% d'entre eux « admettent avoir déjà envoyé emails et/ou SMS à leurs employés au volant de leur voiture ». Cette beaufitude irresponsable se traduit d'ailleurs généralement par un bras d'honneur ou une bordée d'invectives si par malheur un autre usager de la route ose protester contre les errances routières de ces personnes qui se considèrent au dessus des lois.
* NdlC, note de la correctrice : Vous aussi, vous les connaissez ? On doit probablement parler des mêmes...
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