Pourquoi Microsoft doit aider Mozilla

le 05/05/2006, par Marc Olanié, Actualités, 806 mots

Microsoft doit tuer Internet Explorer et investir dans Firefox !. Ca faisait longtemps que Dvorak ne nous avait pas pondu un éditorial aussi provocateur et pertinent. L'éditorialiste de PC Mag nous explique qu'en prenant trop à la lettre une petite phrase de Marc Andreessen, alors gourou en chef chez Netscape, Microsoft a été convaincu que le navigateur HTML serait un jour la plateforme de toutes les applications futures -ce qui est partiellement vrai-. S'ajoutait à cette idée une autre « vision » de l'époque, consistant à prévoir une intégration totale de ce qui était l'informatique personnelle en une sorte de « über-appliance multifonctions ». Période bénie où l'on parlait de stations « diskless », où Oracle croyait devenir le numéro un de l'informatique familiale en ré-inventant l'idée de terminal, et où Microsoft se voyait empereur d'un univers où même Windows serait commercialisé à la minute d'utilisation « on line », via des machines totalement propriétaires. Et depuis ce jour là, Internet Explorer fut intimement intégré au noyau Windows. Et depuis ce jour-là, les instabilités d'une application banale -le navigateur Internet- se répercutent sur le système d'exploitation et fragilisent l'outil de travail de tous les « windowisés » du monde. Et depuis ce jour-là pleuvent les procès anti-trust et les actions en justice du calibre de celle intentée par Eolas (qui coûte à MS un demi milliard de dollars et des modifications profondes de son code). Et depuis ce jour-là Microsoft a dû dépenser des milles et des cents pour « remettre à plat » et assainir le code Windows, se lancer dans la chasse aux failles, la publication régulière de correctifs, afin de prouver l'attention que l'entreprise portait à ses clients. Et surtout, surtout, de s'engager dans la maintenance d'un code sur lequel l'on découvre chaque jour de nouvelles vulnérabilités, et qu'il faudra maintenir dans le temps. Et depuis ce jour-là, Redmond a dû s'engager dans la chasse aux pirates, a dû investir dans des technologies anti-tout (spywares, virus, spam, phishing, spoofing etc). Et depuis ce jour-là, l'image de marque de Microsoft n'a cessé de souffrir de ces instabilités essentiellement provoquées par ce fameux navigateur et ses imbrications par trop intimes dans le code de Windows. Pendant que, durant cette même période, réaction logique, la popularité des Firefox et Opera de toute la planète croissait de manière spectaculaire. Autant d'énergie perdue en pure perte qui aurait pu être consacrée à nous concocter un Vista qui soit à la fois élégant et stable. Alors, pourquoi ne pas abandonner I.E., se focaliser sur les développements importants, et encourager, pourquoi pas techniquement et financièrement parlant, les éditeurs de navigateurs « alternatifs » en leur laissant gérer ce bâton de poulailler qu'est l'entretien d'un « web browser » ? Chacun son métier, HTML sera bien gardé conclut en substance Dvorak. Charge à Ballmer d'injecter un peu d'argent pour aider tant Mozilla qu'Opera à concevoir des outils fiables, conformes aux spécifications Windows, fiables, sécurisés etc... tout en refreinant son instinct naturel de chasseur-cueilleur d'entreprises concurrentes. Dans un monde utopique,celui dans lequel le client serait l'unique et principale préoccupation des éditeurs -et non pas le calcul de la marge brute-, où la sécurité présiderait chacun des actes des auteurs de logiciels, où l'efficacité l'emporterait sur de vaines querelles commerciales et de sinistres luttes d'ego, l'idée de Dvorak serait effectivement la seule voie acceptable. Dans un monde utopique, il n'y aurait peut-être pas non plus de pirates et de virus. Ce qui ferait que, dans un monde utopique, Microsoft n'aurait pas à s'inquiéter des failles d'un navigateur Web trop intégré au noyau. Le problème, avec les mondes utopiques, c'est qu'on n'en connaît pas franchement les frontières, et qu'il est difficile d'en imaginer les modes de fonctionnement. Fort heureusement, même dans un monde pas du tout utopique, Firefox n'a pas besoin des subsides de Microsoft pour franchir la barre des 20% d'usage, nous apprend Tristan Nitot sur son StandBlog. Il faut tout de même reconnaître que certains pays « usent » des navigateurs alternatifs un peu plus que d'autres, si l'on se réfère aux données du Xiti. Hélas, les statistiques montrent également combien les « pays riches » d'Europe ne sont pas, et parfois de loin, des supporters acharnés de la navigation libre comparés aux états baltes ou aux pays nordiques. On pourrait même conduire une étude ethnographique sur l'usage de Firefox dans les zones d'influence saxonne comparativement à la résistance endémique que semble mener Internet Explorer à l'intérieur des fiefs historiques latins. Voire une nette tendance à l'utilisation d'outils de la Mozilla Foundation dans la mouvance de la pensée protestante et orthodoxe comparée au conservatisme Microsoftien des héritiers de l'église catholique romaine. Voire encore à l'intérêt qu'offre Firefox aux yeux des nouveaux pays membres -ou pressentis- de la communauté européenne, comparativement au noyau dur conservateur des fondateurs de l'Europe des 6 de 1957. Ca nous en fait, des motifs d'interprétations statistiques pour Ministres à la retraite et députés (PS ou non) en mal de syllogismes politiques.

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