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Virtualisation et consolidation pour le PRA de la mutuelle AGPM

Virtualisation et consolidation pour le PRA de la mutuelle AGPM


Edition du 10/04/2008 - par Jean Pierre Blettner

L'AGPM est une mutuelle d'assurances. Elle a bâti son plan de reprise d'activité pour ses serveurs Windows et son Mainframe. Sa production est virtualisée. Ses serveurs de secours sont conservés éteints pour une reprise sous quatre jours, mais qui devrait s'avérer plus rapide en pratique.

Virtualisation de 110 serveurs
La mutuelle a alors adopté la consolidation et la virtualisation de ses serveurs via VMware. Toute la production est virtualisée. Ce qui représente 110 machines virtuelles (VM), déployées sur un total de 19 lames sous ESX 3.01 de VMware de technologie x86 d'origine Fujitsu Siemens. Sept lames sont conservées sous Windows Server 2003. Le stockage, pour sa part, s'arcboute sur un cluster de deux contrôleurs FAS3020. Certains applicatifs tels Exchange, sont déployés en iSCSI et des accès fichiers s'effectuent en CIFS. Deux sites ont été constitués. Le site principal (3 châssis Blade Center de Fujitsu Siemens, 20 lames, cluster de 2 baies FAS 3020) est séparé par deux cent mètres du second site (3 châssis Blade Center de Fujitsu Siemens, 21 lames, 1 baie FAS 3020) destiné à la reprise d'activité, sur le même campus.

Toujours savoir où se trouvent les VM
Des sauvegardes régulières sont effectuées sur la baie de secours de stockage FAS 3020 tandis que les serveurs en lames, similaires à ceux de la salle principale, restent éteints, prêts à démarrer. « Nous ne voulons pas partager les ressources que constitue l'ensemble des serveurs de secours, malgré des mécanismes comme VMotion, DRS (Distributed Resource Scheduler) ou HA(High Availability) de VMware, qui équilibrent la charge, car nous voulons savoir où se trouvent les machines virtuelles, déclare Fabrice Grosso, administrateur du stockage. Il n'est pas question, par exemple, que les équipes des études et de développement de la direction informatique - une soixantaine de personnes - utilisent les serveurs de secours en temps normal afin de ne pas compliquer le redémarrage en cas de panne, dans la précipitation.

Les mécanismes de sauvegarde de NetApp
Les sauvegardes sont réalisées tous les soirs à 19 heures. 150 snapshots sont effectués pour autant de volumes à sauvegarder du cluster principal, les applications étant actives. Ces snapshots sont ensuite recopiés vers la baie de secours. Cette opération s'effectue via les outils Snapvault de NetApp. « L'avantage de SnapVault comparé à SnapMirror est que l'on conserve les différentes itérations des sauvegardes. SnapVault correspond plutôt aux besoins en sauvegarde tandis que SnapMirror répond aux besoins en continuité d'activité. SnapVault évite également de propager d'éventuels virus de la configuration principale à celle de secours, relève Fabrice Grosso. L'AGPM utilise les outils de sauvegarde spécifiques pour Exchange et SQL : Snap Manager for Exchange, et Snap Manager for SQL.

Des disques SATA pour le secours
Dans le détail des configurations matérielles, le cluster de stockage principal gère une capacité de 11,2 To en disques Fibre Channel, 3,6 To en disques SATA et 3,6 To en disques SATA protégé par le dispositif SnapLock de NetApp, destiné à un archivage légal, nécessaire pour les documents d'assurance. En tout, 150 volumes sont définis dans la baie. Les serveurs en lames sont dépourvus de disques et démarrent depuis les disques du cluster FAS3020. Quant au serveur FAS3020 de stockage de secours, il possède une capacité de 19,2 To en disques SATA, complété d'un autre espace de 3,6 To en SATA. Les serveurs de secours sont dans la même configuration que la salle principale.


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