


Virtualisation et consolidation pour le PRA de la mutuelle AGPM
Edition du 10/04/2008 - par
Jean Pierre Blettner
L'AGPM est une mutuelle d'assurances. Elle a bâti son plan de reprise d'activité pour ses serveurs Windows et son Mainframe. Sa production est virtualisée. Ses serveurs de secours sont conservés éteints pour une reprise sous quatre jours, mais qui devrait s'avérer plus rapide en pratique.
Les PSI (Plan de Secours Informatique) et les PRA (Plan de reprise d'activité) arrivent en tête des préoccupations des entreprises françaises quelque soit leur taille. Cette problématique a été abondamment traitée lors d'une journée organisée le jeudi 27 mars par NetApp au CNIT La Défense (92). Cela a été l'occasion d'entendre le témoignage de l'AGPM (Association générale de prévoyance militaire), une association mutualiste qui emploie 780 personnes. Elle assure des missions de mutuelle d'assurances (de biens et de personnes), ainsi que de commercialisation de prêts ou de produits d'épargne. L'AGPM gère 600 000 adhérents et un million de contrats. Elle est présente via trente points d'accueil en France, y compris les DOM-TOM.
Un historique en réseau SAN Fibre Channel
Son informatique repose sur un Mainframe IBM pour les traitements « batch » et sur des serveurs Windows, notamment pour des bases SQL Server et la messagerie Exchange de Microsoft. Journée NetApp oblige, le stockage de l'AGPM exploite des baies de stockage FAS 3020 du constructeur. Ces baies sont connectées vers les serveurs applicatifs et entre elles à la fois en Fibre Channel et en Gigabit Ethernet. « Nous avions un historique important en réseau SAN, justifie Jean Michel Massé, directeur adjoint de la DSIT de l'AGPM.
Multiplication des serveurs et des applications
La direction a demandé aux équipes informatiques de bâtir un PRA. Un bunker avait alors été bâti à Toulon (83). « Nous avons un bunker informatique, mais que se passerait-t-il en cas de crash d'un avion sur le bâtiment nous a-t-il été demandé ? , résume Jean-Michel Lassé. Dans le même temps, la DSIT devait faire face à une croissance exponentielle de ses serveurs Windows, dont certains n'étaient utilisés qu'à hauteur de 20% de leurs capacités. D'une informatique traditionnelle à base d'un mainframe IBM, l'AGPM avait ainsi évolué vers les systèmes ouverts, au risque d'être débordé. Il devenait urgent de passer à une phase de consolidation. « On multipliait les serveurs et les applications, et on ne s'en sortait plus, car il n'y a que deux personnes pour gérer l'infrastructure dans l'équipe système, reprend Jean Michel Massé.
Photo : Fabrice Grosso, administrateur du stockage de l'AGPM (Association générale de prévoyance militaire), lors de la présentation au CNIT La Défense.
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