Dossier

Le mirage de la fibre

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Le mirage de la fibre

L'euphorie du FTTH


(14/03/2007) - par Valérie Larbaud


Public ou privé ?

Les projets strictement FTTH sont donc rarissimes. Ils sont tous, à la différence du projet d'Iliad-Free sur Paris, d'initiative publique. Deux types de développements FTTH se profilent en France : l'un d'ordre privé sur Paris et les grandes métropoles, avec au moins un opérateur déclaré ; l'autre sur le reste de la France, qui ne pourra venir que d'initiatives publiques - actuellement très rares. Le privé, naturellement, se concentre sur les bassins de population où il trouvera sa rentabilité. La fracture numérique devrait donc s'accentuer et laisser en carafe les quelques projets pourtant menés à terme. Petit tour d'horizon de ces avant-gardistes.
Pau est le grand exemple français de déploiement en FTTH. Pau la pionnière affiche, selon Jean-Pierre Jambes, directeur du développement à la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, trois mille deux cents abonnés en FTTH fin décembre 2006. Le réseau représente trente-sept mille cinq cents prises, 80 % en FTTH (jusque chez l'habitant) et 20 % en FTTO (jusqu'au bureau). Ce dernier accès est encore à conforter, une délibération en cours devant permettre aux entreprises de recevoir davantage de prises, pour un investissement de la collectivité compris entre 3 et 5 millions d'euros. L'agglomération a également lancé, il y a six mois, le système OpenLab permettant, via la fibre optique, à des entreprises de communiquer entre les zones d'entreprises de Pau et d'autres zones dans le monde.
L'accent est donc mis sur la rentabilisation via les entreprises, et plus sur le FTTO que sur le FTTH. L'opérateur de services Médiafibre, celui qui vend les accès triple play aux habitants, vient d'ailleurs d'être racheté début janvier par Neuf Cegetel. Médiafibre n'a pas encore trouvé sa rentabilité, et Neuf pourra observer de plus près le FTTH. Quant à l'opérateur de réseau de Pau, c'est une filiale d'Axione, du groupe ETDE-Bouygues.
Mais Pau n'a pas fait école, les autres collectivités cernent mal les usages proposés par le FTTH. Seules Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Cherbourg et Saint-Lô (Manche) concoctent également un projet de desserte en fibres optiques jusque chez l'habitant. Cas à part, plusieurs collectivités se sont vues dans l'obligation de procéder à des déploiements FTTH. C'est le cas de sites classés Seveso. Avec une centrale nucléaire à proximité, le réseau en fibre est plus fiable qu'un réseau ADSL pour les alertes, pour transmettre des informations en temps réel. C'est le cas de Goldfech près de la centrale nucléaire du même nom. Les communes concernées disposent d'un financement de l'Etat et d'une taxe professionnelle spécifique. Le coût ne pose donc pas de problème.

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Vos commentaires

Posté par DL_TI, le 01/04/2007 12:00:35

Votre article ne parle pas du SIVU basé sur Dunkerque (59) : les communes de Cappelle-la-Grande, Coudekerque-Branche, Fort-Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer vont s'équiper en 2008 d'un réseau FTTH de 30000 prises où la caractéristique unique consiste dans le fait que 100% des foyers seront raccordés et connectés.
Je reste à votre disposition pour vous parler de ce dossier.
Dominique LEGRAND - TechnoMan Ingénierie
www.technoman-ingenierie.fr
(une autre tête pensante de l'aménagement du territoire ;-)

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