
Les opérateurs télécoms doublent la capacité de leurs coeurs de réseau quasiment tous les 12 à 18 mois, faisant de l'évolution vers des réseaux à 100 Gbit/s la nouvelle obsession du secteur.
Il ne se passe pas une semaine sans que des fournisseurs de service, des vendeurs, des distributeurs de composants ou d'autres consortiums industriels ne publient des communiqués faisant référence au 100 Git/s, depuis les tests jusqu'aux mises à jour des normalisations.
Il est donc légitime de supposer que la première commercialisation du 100 Gbit/s sera réalisée au coeur du réseau d'un AT&T, d'un Verizon ou d'un autre opérateur télécom majeur. C'est un scénario qui a toutes les chances de se produire.
Cependant, je ne serais pas non plus surpris que le premier trafic commercial à circuler sur une longueur d'onde de 100 Gbit/s ne soit finalement un ensemble de chaînes d'IPTV ou de vidéos destiné à un trafic résidentiel ou encore la circulation de modèles physiques calculés par ordinateur, et aboutissant chez des chercheurs américains ou européens.
Il pourrait également s'agir d'un échange algorithmique entre un fonds alternatif et la bourse de Wall Street, échange déclenché par une prévision à long terme qui annoncerait des précipitations anormalement élevées au Brésil.
Bien qu'il semble illogique qu'une entreprise ou un organisme de recherche soit le premier à déployer une liaison à 100 Gbit/s opérationnelle, ceci est cependant plausible, car la demande existe déjà.
Photo : Vincent Morin, directeur technique de Ciena, © F.Sautereau / L'Oeil Public
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