
Piste 3 : Souscrire aux offres de "boîte VoIP" mais la migration s'avère souvent plus complexe que prévue
A l'instar des boîtiers triple play pour le grand public, les opérateurs alternatifs proposent de remplacer les accès RNIS par des interfaces de même nature, mais construites sur des technologies IP et DSL. A la clé, des gains de 50% sur les abonnements, et des communications gratuites entre les sites de l'entreprise.
Mais si sur le papier, l'offre est alléchante, la mise en oeuvre s'avère souvent plus complexe qu'une simple opération de déconnexion/reconnexion. Et si les opérateurs améliorent progressivement leur accompagnement à la migration et la stabilité de leurs services, la perspective de travaux conséquents et de perturbations dans un domaine - le téléphone - qui était jusqu'alors très stable peut décourager.
Piste 4 : Éradiquer les technologies en fin de vie
Utiliser des technologies en fin de vie est très coûteux. Outre les risques liés à la perte de compétences, la facture de l'opérateur peut s'envoler à l'occasion des renouvellements de contrat. De ce point de vue, s'il n'existe plus de SNA, X.25 est toujours assez présent dans certains contextes. Il faut organiser sa disparition.
Piste 5 : Faire converger Voix et Données - la ToIP au retour sur investissement mis en doute
Depuis plusieurs années, le retour sur investissement de la téléphonie sur IP est un peu le monstre du Loch Ness des télécoms. Certains affirment l'avoir vu et l'ont même photographié. D'autres après avoir sondé le fond du lac, contestent fermement son existence. A défaut de pouvoir rentrer dans les détails d'un sujet aussi large, voici trois convictions :
- Le mouvement est inéluctable. L'attitude la plus coûteuse à terme consiste certainement à nier le phénomène.
- Les choix d'implémentation sont cruciaux ; ils peuvent faire la différence entre un projet très coûteux et un projet générateur de gains tant financiers que fonctionnels. Ces choix doivent tirer parti de la possibilité de concentration qu'offre la téléphonie sur IP.
- Pour être économiquement efficace, le passage à la téléphonie sur IP doit prendre en compte et optimiser l'ensemble des centres de coût : investissements matériels et logiciels, prestations de mise en oeuvre, gestion opérationnelle, factures opérateurs voix et données.
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