Tribunes d'experts

imprimerenvoyerrecevoir

Pascal Hauet

Accroître la performance des applications

Pascal Hauet - Responsable d'affaires chez Axians


(12/05/2007)

Pour faire face aux problèmes d'engorgement des réseaux WAN, des appliances d'accélération des applications hébergées sur des serveurs consolidés sont apparues sur le marché. Avec des résultats immédiats... dans la plupart des cas !

Il y a une dizaine d'années, pour accompagner leur développement, notamment à l'international, des entreprises se sont engagées dans la multiplication des réseaux locaux dans leurs bureaux distants. Cette expansion rapide a entraîné une augmentation du nombre de serveurs utilisés pour faire fonctionner des applications locales. Mais, depuis trois ans, sous la contrainte de l'optimisation des coûts, nombre de ces entreprises font preuve d'une volonté de rationaliser leur infrastructure, notamment par la recentralisation des serveurs applicatifs.

La chasse aux goulets d'étranglement

Cette consolidation informatique permet non seulement de simplifier l'infrastructure mais également la gestion des applications. Les entreprises ont donc de plus en plus recours aux réseaux étendus (WAN) en utilisant des liaisons intersites (MPLS, XDSL, etc.), dès que le réseau sort de leurs murs. Si les réseaux WAN permettent à tous les employés d'utiliser les mêmes applications et d'accéder à toutes les données disponibles au sein de l'entreprise, ils se révèlent aussi être parfois des goulets d'étranglement, dans la partie dépendante de l'opérateur externe qui assure les liaisons entre les sites, avec des vitesses dix à cent fois moins rapides que le réseau local. Cet état de fait peut être accentué par des cas atypiques, par exemple une entreprise possédant des bureaux en Afrique et dont le WAN impose d'utiliser des liaisons satellites à forte latence réseau. De nombreuses applications n'étant pas adaptées pour fonctionner sur des réseaux étendus, cela se traduit pour l'utilisateur par un accès ralenti aux applications, de forts temps de latence, et donc une productivité affaiblie et une insatisfaction accrue.
La solution consistant à augmenter le débit de la liaison intersite n'est pas efficace, car elle n'accélère pas forcément l'accès aux applications, et se révèle très coûteuse, notamment pour l'international. Les entreprises ayant investi dans de gros serveurs consolidés pour supprimer ceux qui étaient parsemés dans les réseaux locaux doivent donc impérativement améliorer le ratio coût de liaison/volume transmis. L'une des options les plus efficaces consiste à accélérer l'utilisation des applications grâce à des boîtiers dédiés. Cette méthode permet d'atteindre deux objectifs principaux : optimiser les volumes de données échangées sans impacter les frais de communication ; fluidifier la pratique du travail à distance pour les utilisateurs.

Connaître les flux pour pouvoir les accélérer

Pour être certain que cette accélération soit effective, il convient, dans un premier temps, de déterminer les pratiques en cours au sein de l'entreprise. Cette démarche inclut la liste (matrice) des flux sur le WAN et l'utilisation qui est faite des serveurs centraux (File Share, Web Server). L'objectif est de qualifier précisément son besoin afin de lui apporter la solution la plus satisfaisante. Pour grossir le trait, on peut dire qu'une entreprise qui rassemble cinq cents collaborateurs travaillant sur un seul fichier n'a pas les mêmes besoins que celle où cinq cents collaborateurs utilisent cinq cents fichiers différents. Cette phase d'audit est d'autant plus nécessaire que, dans la plupart des cas, les entreprises ne savent pas estimer le taux de répétitivité en cours sur leurs disques et sont donc incapables de déterminer précisément quel fichier est utilisé et à quelle fréquence. Ainsi, avant d'optimiser la performance des applications utilisées via le réseau étendu, il est indispensable de connaître la composition du flux qu'il transporte et les protocoles utilisés.
Cela implique de passer par une phase de test, qui permettra, après analyse des données recueillies, d'établir le ratio des flux qui peuvent être optimisés et de ceux qui ne pourront pas l'être. Cette phase permettra aussi de préciser le volume d'opérations transitant sur le WAN ou uniquement sur le LAN. Les flux qui réagissent le mieux à l'accélération sont ceux du type Cifs, HTTP, FTP, Notes, Mapi (MS Exchange). Plus récemment, des flux de type requêtes vers des bases de données ont été ajoutés à la liste (MS SQL, Oracle)
Schématiquement, accélérer les applications d'un réseau étendu consiste à placer à chaque extrémité des réseaux LAN des appliances chargées d'optimiser leur fonctionnement empruntant le réseau externe d'un opérateur. Cette opération est totalement transparente, tant pour l'infrastructure système que pour les utilisateurs, et ces appliances requièrent un déploiement simplifié, peu coûteux en temps.
Lors de la première utilisation d'un fichier à travers le WAN, les appliances analysent ce qui transite sur le WAN et renseignent une base de données interne. Chaque appliance découpe les données en morceaux et leur affecte une étiquette (label). Ces étiquettes de quelques octets peuvent représenter des mégaoctets de données. Lors des utilisations suivantes du même fichier ou de données identiques, les appliances remplacent les données par leurs étiquettes. Ne sont alors véhiculées sur le WAN que les étiquettes

Page suivante (2/2) >


Rejoignez reseaux-telecoms.net, commentez cet article
Nombre de commentaires postés (0) - Lire tous les commentaires
Pour commenter cet article inscrivez vous ou identifiez vous ci-dessous si vous êtes déjà inscrit :

Email :
Mot de passe :  oublié ?
Mémoriser mes identifiants
Recherche

Sondage flash
Taxer les opérateurs et les FAI pour financer la TV publique
Conférences
25/09/2008
INFOGERANCE
De 8h30 à 14h00 à l'Automobile Club de France - Paris 8è
Agenda
Du jeudi 1 janvier 1970 au jeudi 1 janvier 1970