.

Tribunes d'experts

imprimerenvoyerrecevoir

Fabien Bazin

Très haut débit : le marché ne peut pas tout !

Fabien Bazin - Président de Niverlan


(25/10/2011)

L'économie numérique en France tire plus de 25% de la croissance et représente plus d'1,15 million d'emplois directs et indirects. Plus qu'un outil technique, le numérique nous fait basculer dans une nouvelle société qui peut être riche d'avenir pour peu que soit garanti l'égal accès de tous au très haut débit. 7 réseaux d'initiative publique (RIP - Ardèche Drôme Numérique, Dorsal, Manche Numérique, SIPPEREC, CG de la Moselle, SYANE et Niverlan) ont co-rédigé un Mémorandum et lancé un appel à la mobilisation générale, à Aurillac le 1er septembre 2011, lors des rencontres de RuraliTic.

De l'Internet-loisirs à l'Internet professionnel, nos territoires ruraux et urbains de faible densité ont les mêmes besoins (e-santé, e-éducation, e commerce..) que les zones urbaines très denses.

Et au moment où l'exode urbain succède à l'exode rural (plusieurs millions de citadins expriment aujourd'hui leur envie de vivre à la campagne), nos territoires revendiquent un véritable plan de déploiement de la fibre optique partout et pour tous avant 10 ans.

Cet équilibre entre milieu rural et milieu urbain est impératif, ce n'est pas uniquement une question de justice, mais un choix qui sera déterminant quant au modèle de société que nous saurons porter pour le 21ème siècle.

Le très haut débit, une nécessité vitale pour tous les territoires

L'enquête de l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF) menée cet été 2011 avec RuraliTic, est sans appel : le déploiement d'un réseau très haut débit s'impose comme la première attente et constitue même « un service prioritaire à offrir aux habitants et aux entreprises ». Sans nul doute parce qu'un tel réseau favorise l'implantation et le développement de tous les services nécessaires au vivre ensemble !

Pour remettre la république au coeur des territoires, pour renforcer ce nouveau modèle de vie, il est urgent de regagner le temps perdu par la puissance publique en termes d'aménagement numérique du territoire.

La prise en compte des quartiers urbains moins denses, un gage d'équilibre

La fracture numérique c'est aussi, en pleine périphérie de Paris ou des grandes villes, des quartiers qui ont une liaison Internet de moins 512 Kbps et qui ne verront pas la fibre arrivée de sitôt, bien qu'ils soient à quelques kilomètres des coeurs urbains ou fassent partie d'intercommunalité avec des zones denses.

Or, ces quartiers de "basse densité" recouvrent des milliers de logements et une demande en très haut débit tout aussi forte que celle constatée dans de grands ensembles immobiliers. Télétravailleurs, étudiants, personnes âgées, familles nombreuses, cadres, chercheurs, mais vivant dans de petits collectifs ou des zones pavillonnaires, ils n'intéressent pas les opérateurs qui leur préfèrent les "immeubles denses ". On ne peut faire l'économie d'une approche homogène et équilibrée des agglomérations, dans leur ensemble, et rajouter de l'exclusion à l'exclusion avec une desserte fibre optique sélective.

Le Programme National Très Haut Débit du Gouvernement (PNTHD)

« La France est en passe de manquer le virage du numérique et le retard qu'elle prend aujourd'hui risque de s'avérer rapidement irréversible » (Sénateur Maurey, juillet 2011)

Il y a quelques mois, (...)

Page suivante (2/3) >


Rejoignez reseaux-telecoms.net, commentez cet article
Nombre de commentaires postés (0) - Lire tous les commentaires
Pour commenter cet article inscrivez vous ou identifiez vous ci-dessous si vous êtes déjà inscrit :

Email :
Mot de passe :  oublié ?
Mémoriser mes identifiants
Recherche



Sondage flash
Laisser travailler les employés avec leur propre équipement, votre entreprise
Conférences
Agenda
Du jeudi 31 mai 2012 au vendredi 1 juin 2012
Seagital 2012, les rencontres internationales de la marétique
Chambre de Commerce et d'Industrie du Havre.