Ampere pour motoriser le cloud d'Oracle

le 31/05/2021, par Andy Patrizio, IDG NS (adapté par Jean Elyan), Infrastructure, 664 mots

Oracle Cloud propose des instances de machines virtuelles, des outils bon marché et de la capacité de calcul gratuite alimentée par les processeurs Ampere Altra de ARM.

Si Oracle n'est pas le premier fournisseur d'informatique dans le cloud, on ne peut pas dire que Larry Ellison et son entreprise ne font pas d'efforts pour cela. Oracle fait un grand pas en avant avec son Oracle Cloud Infrastructure (OCI) en proposant des instances de processeurs ARM et en lançant de nouvelles initiatives avec la communauté open-source. Alimentées par Altra, le processeur ARM 64 bits d'Ampere, les nouvelles instances sont vendues au prix de un centime par heure-coeur, ce qui, selon Oracle, représente le ratio prix/performance le moins cher disponible de toute instance x86 sur une base par coeur. Le fournisseur propose un dimensionnement flexible des machines virtuelles, de 1 à 80 coeurs et de 1 à 64 Go de mémoire par coeur, ou un service de type bare-metal avec 160 coeurs (deux Ampere Altras de 80 coeurs) et 1 To de mémoire. Les clients peuvent désormais déployer des applications optimisées pour ARM sur des conteneurs, des serveurs bare-metal et des machines virtuelles dans le cloud public d'Oracle, ou dans Dedicated Region Cloud@Customer.

Pour attirer les développeurs, Oracle propose un niveau gratuit composé de quatre coeurs et de 24 Go de mémoire vive. « Avec quatre coeurs et 24 gigaoctets de RAM, vous pouvez déployer la classe Kubernetes, employer plusieurs solutions disponibles et les modèles des sites des développeurs. Cela devrait permettre aux utilisateurs de démarrer plus rapidement que n'importe où ailleurs dans le secteur », a déclaré Matt Leonard, vice-président de l'informatique pour Oracle Cloud Infrastructure. Oracle met à disposition une grande partie de sa pile de développement sur les instances A1, notamment Oracle Linux, Java, MySQL, GraalVM et le service Oracle Container Engine for Kubernetes (OKE). Oracle prend également en charge certains outils de développement parmi les plus populaires. Les équipes utilisant Oracle Cloud peuvent désormais déployer GitLab, GitHub ou Jenkins en utilisant un bouton « Déployer sur Oracle Cloud ». Oracle a également annoncé qu'il rejoignait la Continuous Delivery Foundation (CDF), une communauté open source, neutre vis-à-vis des fournisseurs, qui soutient les projets open source d'intégration continue et de livraison continue CI/CD.

Avantage aux coeurs plutôt qu'aux threads

En termes de benchmarks, lors de l'exécution de charges de travail d'encodage vidéo x264 sur OCI Ampere A1, Oracle a déclaré avoir obtenu jusqu'à 10 % de performances en plus, et jusqu'à 22 % d'avantage en termes de prix/performance par rapport aux systèmes basés sur x86. Pour les charges de travail de proxy inverse NGINX sur OCI Ampere A1, Oracle a constaté une augmentation des performances de 46 % et un avantage prix-performance de 62 % par rapport aux systèmes x86. Lors d'un entretien avec Ampere l'autre jour, ces derniers ont préconisé les coeurs plutôt que les threads pour assurer des performances fiables et régulières, une position approuvée par Oracle. « Nos tests de performance ont montré que, quand nous avons essayé d'émuler les effets du « Noisy Neighbour » propres au cloud, le coeur Ampere Ultra évolue de manière linéaire à mesure que l'on ajoute des threads à une charge de travail, alors que sur d'autres processus x86 on constate une chute », a déclaré Matt Leonard.

Dans la charge de travail d'encodage multimédia décrite ci-dessus, Oracle a constaté que les images par seconde sur Ampere évoluaient de manière linéaire, alors que les processeurs x86 se stabilisaient. « Quand nous avons augmenté le nombre de threads, nous avons constaté que le processeur Ampère était plus performant que le x86 et qu'il continuait à exceller », a-t-il déclaré. Matt Leonard a déclaré que cela n'affectait pas les produits x86 d'Oracle comme Exadata et Exalogic. Certains clients d'Oracle préfèrent tourner sur du x86, et le choix dépendra un peu de la charge de travail. « La solution ARM ne convient pas à tous et à tout type d'usage, n'est-ce pas ? Au fil du temps nous allons apprendre à identifier et à documenter la meilleure solution pour telle ou telle charge de travail, pour le plus grand bénéfice de nos clients », a-t-il ajouté.

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