Intel prédit la mort du Bios
Déjà présenté lors des six précédents l'Intel Developer Forum, le concept d'Extensible Firmware Interface a été validé au début du mois de janvier et présenté lors de l'IDF Spring de San Jose qui s'est achevé la semaine dernière. EFI est une couche de logicielle qui vient se greffer entre le firmware de la carte mère d'un PC et le système d'exploitation. Cette couche d'abstraction, dont le développement est soutenu par des géants comme Intel, Microsoft, ATI, AMI, Phoenix... a pour objectif de permettre une transition simple entre le PC d'hier et le PC de demain.
Comme l'explique Marc Doran, le responsable du programme EFI chez Intel, "le Bios des PC constitue aujourd'hui un véritable obstacle à l'évolution de la plate-forme". Son design ancien impose des contraintes fortes en matière de ressources, ainsi que le support de standards obsolètes. Véritable système d'exploitation embarqué, EFI est vu par Intel comme l'avenir du BIOS qu'il a pour ambition de remplacer.
EFI permet ainsi d'abstraire la couche matérielle du PC de l'OS. Il peut donc simplifier les transitions entre plusieurs générations de technologies (de bus, d'interfaces...), même lorsque le système d'exploitation n'est pas prévu pour les supporter. EFI présente aussi un intérêt évident pour l'intégration de fonctions de sécurité avancées (utilisant notamment le support de TCPA) au coeur même du PC. Chaque constructeur peut aussi développer ses propres utilitaires ou des pilotes EFI pour enrichir la plate-forme qu'il propose. Ces développements permettent par exemple de fournir des outils de diagnostics ou de réparation avancés accessibles même lorsque le système d'exploitation n'est pas chargé ou lorsqu'il a connu un plantage.
Déjà, les premiers fruits des travaux sur EFI apparaissent. Ainsi, Phoenix vient de lancer son Core Managed Environment, un ensemble d'outils destinés à renforcer la sécurité du PC et à faciliter la récupération après incident.