Internet et guerre de l'information

le 11/03/2006, par Marc Olanié, Actualités, 518 mots

L'amalgame est le curare de l'intellect et « l'à peu près » la strychnine du raisonnement. C'est du moins ce que semblent penser les webmestres de Jesus Decoded, un site Web à l'apparence directement inspirée du Da Vinci Code, et au contenu directement issu de l'Inspiration Divine. Ce n'est pourtant pas la première fois, en 2000 ans d'histoire chrétienne, que des manuscrits apocryphes égratignent le Canon... Et s'il avait fallu monter un site Web pour chaque écart d'interprétation du Nouveau Testament, les index de Google ne suffiraient pas à classer le fruit du travail des cavistes du Vatican. Des évangélistes « discutés » par les docteurs durant les premiers siècles de notre ère aux fantaisies érudites d'un Umberto Ecco -bien plus pernicieux et adroit qu'un folliculaire américain entiché d'ésotérisme de pacotille-, en passant par les aventures de la Table Ronde, la bible rocambolesque de Barnabé ou les opéras rock des années 70, les révisions romancées de l'histoire chrétienne ont pullulé et n'ont pas pour autant provoqué de telles cyber-réactions. L'Eglise, généralement, préfère le recul de l'histoire à une comptabilité d'épicier. L'amalgame est le curare de l'intellect et « l'à peu près » la strychnine du raisonnement. C'est également ce que semblent penser les différents opposants à la Dadvsi. A commencer par les défenseurs de la « licence globale », Adami en tête, qui publie un sondage Ipsos montrant combien les usagers sont favorables à l'établissement d'une « rétribution générique et volontaire du téléchargement ». Selon l'étude en question, 87 % des moins de 25 ans sont favorables à la licence globale. Veux-tu récupérer de la zique contre des thunes symbolique sans que les keufs puissent faire quoi que ce soit ? Oui, Non, coche la case. (réponse : je pensais déjà le faire en achetant mes supports vierges et mes lecteurs MP3 taxés par les Majors). Les propos semblent aussi biaisés et orientés que ceux que l'on trouve sur le site en faveur de la loi, site à consulter à l'aide de l'outil de décodage adéquat. Pirater une oeuvre n'a jamais été légal, et ce n'est hélas pas une nouvelle loi qui y changera quelque chose. L'arsenal répressif existe déjà, doit ont également préciser. Mais profiter d'un épiphénomène -l'échange peer to peer défendu à coups d'arguments d'adolescents utopistes- pour légaliser la généralisation d'une contrainte technique (outils anti-copie et DRM) dépendant d'intérêts privés, çà n'est pas très beau non plus. Arguer du fait que chaque internaute est un pirate qui s'ignore pour mieux associer la copie privée à un acte de pillage artistique, cela non plus ne frise pas l'élégance et la droiture morale. Mettre sous séquestre l'idée même de transmission du savoir, s'évertuer à reconnaître nécessaire l'attachement d'une création -texte, image fixe ou animée, information audio- à un support propriétaire à durée de vie limité et sans espoir de conservation effective, voilà encore une forme d'amalgame qui frise l'insupportable. Mais tout çà n'est qu'un débat d'idées, une vision purement éthique et culturelle du problème, une question de fond, et non une simple succession de procédures décidées et appliquées sans que l'on ait à trop s'emberlificoter dans des considérations abstraites et stériles. Les promoteurs de la loi préfèrent la comptabilité de l'épicier au recul de l'histoire.

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