
Arcep : « Un Wimax couvrant exclusivement les zones blanches n'est pas viable »
Edition du 15/09/2008 - par
Dans son rapport sur l'état d'avancement du Wimax en France publié le 15 septembre, l'Arcep estime qu'un modèle économique reposant uniquement sur la couverture des zones blanches de l'ADSL ne peut pas fonctionner pour les opérateurs privés.
L'Autorité de régulation des télécoms estime que la seule couverture des zones blanches de l'ADSL par les réseaux Wimax ne peut pas suffire à bâtir un modèle économique viable.
C'est ce qui ressort du rapport sur l'état d'avancement du Wimax en France publié le 15 septembre. En effet, alors que certains voient le Wimax comme le moyen miracle pour suppléer aux absences de l'ADSL, le régulateur assène « qu'un modèle national visant exclusivement la couverture des zones blanches de l'ADSL ne semble pas viable ».
L'autorité de régulation des télécoms prend l'exemple de HDDR France qui a cédé une partie de ses licences à Bolloré Télécom. Selon l'Arcep, cela « montre qu'il n'a pas su trouver d'équilibre économique dans un modèle de couverture multi-régional visant exclusivement les zones laissées blanches par l'ADSL ».
En fait, sans le concours financier des collectivités locales, il est vain d'espérer couvrir les zones blanches avec du Wimax. L'Arcep note d'ailleurs que les Réseaux d'Initiative Publique (RIP) mis en place par les collectivités locales ont été un « levier notable » pour ces déploiements Wimax. Mais, paradoxalement souligne le régulateur « quelque soit la technologie, lorsqu'un RIP est en cours, les déploiements en propre d'autres acteurs sont dissuadés occultant ainsi l'introduction d'une offre concurrente ».
Plusieurs raisons peuvent expliquer l'absence d'intérêt pour le Wimax. Outre que cette technologie est onéreuse, la fragmentation résultant des RIP réduit la zone de clients potentiels et donc les effets d'échelle qui pourraient en résulter. Enfin, le Wimax a déjà des ...
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