

Les puces RFID accusées d'être cancérogènes
Edition du 13/09/2007 - par
Vincent Delfau
Les puces RFID pourraient être cancérogènes, estime une enquête réalisée par l'agence Associated Press sur la base de plusieurs études scientifiques réalisées par différents laboratoires américains et européens entre 1996 et 2006.
Autorisées depuis novembre 2004 par l'autorité américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) pour une utilisation médicale sur l'homme - impliquant un implant sous-cutané - les puces RFID suscitaient jusqu'alors des critiques essentiellement relatives aux libertés individuelles et à la protection des données qui y sont stockées. Les travaux rapportés par AP s'avèrent nettement plus inquiétants : les panels de souris et de rats sur lesquels des étiquettes à radio-fréquence ont été implantées montrent des développements de cancers chez 1% à 10% de la population concernée. La maladie serait, selon les différentes études, liée à la présence des puces chez les rongeurs touchés : « les transpondeurs étaient la cause des tumeurs », explique ainsi Keith Johnson, un toxicologue dont les travaux ont servi de base à AP.
L'enquête de l'agence de presse indique qu'il est impossible de savoir si la FDA était informé des conclusions de ces études lorsqu'elle s'est prononcée, en novembre 2004, en faveur des implants sur l'homme. Elle précise cependant qu'à cette date le ministère de la Santé américain, dont dépend la FDA, était dirigé par Tommy Thomson. Six mois plus tard, il rejoignait VeriChip, la société habilitée à fabriquer les puces RFID à usage médical.
Plus de 2000 personnes ont reçu une puce RFID, selon VeriChip. Suite à la publication de l'enquête d'AP, le cours du titre de la société a perdu plus de 10%, obligeant le PDG, Scott Sliverman, a se fendre d'une lettre ouverte pour tenter d'éteindre l'incendie. Celui-ci rappelle que des millions de chiens et de chats ont fait l'objet d'un implant depuis plusieurs années sans qu'un taux anormalement haut de cancers n'apparaisse. Il minimise également la portée des conclusions des études en soulignant que les rats et souris sont des animaux présentant un risque plus élevé de cancer après une injection que n'importe quel autre animal de laboratoire. Le dirigeant reconnaît néanmoins qu'il prend les travaux scientifiques rapportés par AP très au sérieux et s'engage à les examiner pour « s'assure que [les produits de VerChip] restent sans danger pour l'utilisateur ».
L'ACTUALITÉ DU JOUR
Ça piétine toujours dans les femtocells
Les femtocells peinent à décoller. Il n'existe pour l'heure que deux opérateurs dans (...)
Baisse possible de 10% des investissements des opérateurs télécoms américains
Les opérateurs télécoms américains pourraient réduire leurs dépenses d'investissement (...)
RIM abaisse ses estimations pour son troisième trimestre 2008
La disponibilité tardive du tout nouveau téléphone Blackberry Storm avec son écran (...)
Pushmail sur les mobiles de Nokia avec Messaging
Pour concurrencer les services Web du Blackberry, les services de Microsoft et même (...)
Les tarifs des terminaisons d'appels mobiles réduits de moitié d'ici 2010
L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a officialisé mardi 2 décembre son (...)
Les principaux Linux officiellement compatibles IPv6
Alors que le protocole IPv4 d'attribution des adresses IP arrive à saturation dans (...)
Auchan et Carrefour vont expérimenter le paiement sans contact avec les opérateurs mobiles
Après les accords entre les opérateurs mobiles et les banques, dans le cadre de l'opération (...)