CNIL : condamnation symbolique d'un hébergeur de données de santé - Actualités RT Sécurité

CNIL : condamnation symbolique d'un hébergeur de données de santé

le 11/01/2012, par Bertrand LEMAIRE, Sécurité, 293 mots

Un communiqué de la CNIL a signalé une sanction symbolique pour un défaut de cryptage des données de santé par un hébergeur agréé.

CNIL : condamnation symbolique d'un hébergeur de données de santé

La CNIL a indiqué dans un communiqué avoir adressé un simple avertissement à un hébergeur de santé, sans le nommer. La faute commise par celui-ci est pourtant loin d'être légère. En effet, pour obtenir son agrément en 2010 par le Ministère de la Santé, cet hébergeur avait mentionné crypter les données personnelles des utilisateurs.

Mais la CNIL relève : « Début 2011, la CNIL a réalisé un contrôle sur place. Elle a alors constaté que les données médicales n'étaient pas chiffrées et qu'elles étaient accessibles aux administrateurs informatiques de la société et non pas exclusivement au personnel de santé habilité. »

Rappelons que le but du chiffrage des données n'est pas de seulement protéger les données contre des hackers potentiels à l'extérieur de l'organisation mais aussi de réserver strictement l'accès à ces données à des personnes habilitées, en l'occurrence du corps médical. Les administrateurs techniques ne doivent en effet jamais avoir accès aux données hébergées elles-mêmes mais juste à une expression informatique indéchiffrable afin de pouvoir remplir leur mission.

Ce non-chiffrage était donc illicite autant par la tromperie exercée pour avoir un agrément immérité que par le défaut de sécurisation des données. L'extrême sensibilité des données n'a, malgré tout, pas amené la CNIL à prononcer une sanction réelle, se contentant d'un simple avertissement sans même mentionner le nom du coupable. La mauvaise publicité autour des services d'un prestataire aurait pu constituer la véritable sanction, ce qui est fréquent dans le cas d'un simple avertissement prononcé par la CNIL.

Contactée, la CNIL n'a pas été en mesure de répondre à nos questions (identité du coupable, raisons de cette mansuétude) à l'heure où nous bouclons cet article.

En savoir plus

Le communiqué de la CNIL

L'avenir du controversé site Pwnhead en question

La question de l'avenir du site Pwnhead, qui répertorie et classe les chercheurs et les conférences sur la sécurité, se pose déjà, deux semaines à peine après son lancement, après les réactions négatives des...

le 16/01/2019, par George Nott, CIO Australie (adaptation Jean Elyan), 910 mots

Cisco met a jour un correctif critique pour son gestionnaire PLM

En fin de semaine dernière, Cisco a livré la mise à jour d'un patch destiné à corriger une vulnérabilité SQL critique dans Cisco Prime License Manager (PLM). Selon Cisco, la faille pouvait permettre à des...

le 24/12/2018, par Michael Cooney, IDG NS (adapté par Jean Elyan), 284 mots

Test CyCognito, solution de monitoring de la cybersécurité en continu

La plate-forme CyCognito analyse les réseaux comme le font les pirates informatiques, c'est à dire depuis l'extérieur, sans aucune aide et sans profiter d'une règle favorable aménagée dans le processus...

le 19/12/2018, par John Breeden II, IDG NS (adaptation Jean Elyan), 1261 mots

Dernier dossier

Les white-box sont-elles l'avenir de la commutation réseau ?

Et si vous pouviez gérer vos commutateurs de centres de données et vos routeurs de la même façon que vos serveurs et ainsi réduire les coûts des dépenses en capital ? C'est la promesse des white-box qui amènent des systèmes d'exploitation réseau open source fonctionnant sur du matériel courant.Pour en avoir le coeur net, nous avons testé Cumulus...

Dernier entretien

Joël Mollo

VP Europe du sud de SkyHigh

« Nous créons un nouveau marché autour de la sécurité du cloud »