
Crise économique : la fraude en entreprise va augmenter selon les salariés
Edition du 23/05/2009 - par
Selon l'enquête européenne du cabinet Ernst and Young, sur la fraude en entreprise, le risque de fraude est accru dans un contexte de crise économique.
Les risques de fraude augmentent également lors de la fusion de deux entreprises, selon un salarié français sur trois. Ce chiffre est plus élevé au niveau européen (45%). Parmi les facteurs qui contribuent le plus à l'augmentation des risques de fraude en période de fusion, les réductions d'effectifs sont citées largement en première place. S'en suivent l'absence de politiques communes aux deux entreprises et les différences de cultures d'entreprise.
Pourtant, la moitié des répondants remarquent que leur employeur a pris des mesures supplémentaires de lutte contre la fraude ces dernières années. Les mesures les plus fréquentes sont de surveiller les dépenses et de réaliser des audits internes.
3. L'intégrité de la direction de l'entreprise est mise à mal surtout en France
Si un salarié français sur deux s'accorde pour affirmer que leur entreprise a augmenté ses efforts dans la lutte contre la fraude ces dernières années, l'étude montre que ceci ne semble pas contribuer à créditer le management d'une image positive.
Quand on leur demande ce qu'ils pensent de l'intégrité personnelle de leurs dirigeants, 39% des salariés pensent qu'ils font preuve « parfois, rarement ou jamais » d'un niveau d'intégrité élevé. Seulement 12% des salariés français pensent que leurs dirigeants font toujours preuve d'un niveau élevé d'intégrité.
A la question, à quel niveau se situe le risque le plus élevé de fraude au sein de l'entreprise, la majorité des salariés en France (54%) désigne les cadres dirigeants. Ce chiffre est très supérieur à la moyenne pour Europe de l'Ouest (39%) et même pour l'Europe Centrale et de l'Est (46%). Il met en lumière un défaut de confiance particulièrement fort en France vis-à-vis de la direction.
Malgré cela, deux salariés français sur trois pensent être « très confiants, ou relativement confiants » quant à l'absence d'actes frauduleux dans leur entreprise. Seulement un sur cinq n'est « pas très confiant ou pas du tout confiant ».
Les français sont tout de même plus confiants dans l'éthique de leur entreprise que la moyenne européenne. Enfin, presque deux personnes interrogées sur trois en France appellent à un contrôle renforcé de la part des gouvernements et des organes de régulation afin de diminuer les risques de fraude.
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