

La grande réorganisation des médias français fera payer les FAI
Edition du 09/06/2008 - par
Jean Claude Streicher
L'ensemble des médias français, et pas seulement la presse écrite quotidienne, traverse une crise sans précédent. La faute à Internet ?
Arte, M6, AFP ou Radio France : les patrons des grands médias audio-visuels français sont intervenus le 4 juin dernier au colloque « Médias numériques en 2008, transition ou big bang ? », organisé par NPA Conseil et Le Figaro, à la Maison de la Chimie à Paris. Ils ont reconnu qu'internet les a déstabilisés, eux aussi. Les adolescents les abandonnent, leur audience baisse, de même que leurs recettes publicitaires.
La crise, comme chacun sait, sévissait déjà dans l'imprimé. La presse quotidienne généraliste française est ainsi la moins lue et la plus chère du monde, bien qu'elle soit la plus subventionnée. Et les gratuits n'ont toujours pas gagné leur pari économique. En sera-t-il de même pour l'audiovisuel ? « Les valeurs TV européennes ont perdu 50 % en un an, se désole Nicolas de Tavernost, directeur général de M6. Quant aux radios, elles pâtissent de ne pas être écoutées sur les nouveaux terminaux fixes ou mobiles. Les « temps de cerveau disponibles », comme dirait l'ancien PDG de TF1, migrent vers les nouveaux médias interactifs, ne laissant aux autres qu'une portion de plus en plus congrue.
Les organes d'information traditionnels vivent, de plus, un drame supplémentaire : les internautes se mêlent de produire eux-mêmes des informations et les commentaires. Régulièrement, ils les prennent même de vitesse avec des moyens techniques ridicules, comme la ...
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