Le marché mobile des pays émergents attire de nombreux opérateurs

le 10/05/2010, par EuroTMT, Opérateurs/FAI, 674 mots

Dans les pays émergents, les opérateurs poids lourds, poids moyens et les acteurs locaux se partagent le marché du mobile. Contrairement aux régions  développées, ces pays comptent un nombre considérable d'opérateurs, tous attirés par la forte profitabilité du secteur dans ces états.

Le marché mobile des pays émergents attire de nombreux opérateurs

(Source EuroTMT) Le récent rachat des activités africaines de Zain, l'un des principaux opérateurs issus des marchés émergents, par l'indien Bharti, pour 8,5 milliards de dollars, n'est sans doute qu'un signe avant coureur de plus vastes mouvements dans une région du monde où l'économie du cellulaire est en plein boom.

Qu'on ne s'y trompe pas, le cellulaire en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est représente un enjeu considérable, y compris dans les pays les plus pauvres. Peu connus du grand public, Zain, Orascom, MTN, Etisalat côtoient en Afrique une brochette d'acteurs régionaux tels que Globacom, Millicom, Safaricom et Vodacom, ainsi que quelques poids moyens à l'exemple de Sudatel, Warid Telecom et Lap Green, des dizaines d'intervenants locaux et quelques rares monopoles comme l'Erythrée et l'Ethiopie.

Un contexte dans lequel il faut également compter avec Orange, présent dans une quinzaine de pays d'Afrique, et avec Vivendi - maison mère de SFR - qui est présent au Maroc, au Kenya, au Burkina Faso, au Mali, au Gabon et en Mauritanie.

Plus à l'Est, Vodafone, NTT et le russe MTS disputent le marché indien aux grands conglomérats locaux que sont Reliance, Bharti, BSNL et Idea Cellular, tandis qu'Orascom et le norvégien Telenor, présent aussi en Inde, s'affrontent au Bangladesh et au Pakistan, deux marchés extrêmement difficiles avec respectivement six et sept opérateurs et un revenu par abonné (ARPU) d'à peine ...

Crédits photo : D.R.



(Source EuroTMT)...deux dollars par mois !

En Afghanistan, l'Aga Khan s'est associé à Monaco Telecom, tandis qu'en Iran, le principal concurrent du sud-africain MTN, également présent en Afghanistan, est contrôlé par les gardiens de la révolution.

Sans nécessairement avoir beaucoup de dénominateurs communs, ces marchés surprennent par le nombre, à l'exemple de la Tanzanie qui compte jusqu'à huit opérateurs, l'audace et le profil des acteurs, à l'instar de Lap Green, proche du colonel Mouhamar Kadhadi, ou de Globacom du milliardaire nigérian Mike Adenuga Junior. « On se croirait parfois revenu à l'époque d'Henry de Monfreid » témoigne un universitaire français qui connaît bien la région.

Même si nombre d'entre eux sont en voie de normalisation, ces marchés supposent néanmoins d'une bonne connaissance des jeux d'influence locaux. Un jeu d'autant plus subtil que malgré un revenu par abonné assez faible, une petite dizaine de dollars par mois en moyenne en Afrique, la plupart de ces opérateurs sont extrêmement profitables. A titre d'exemple, MTN affichait ...

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(Source EuroTMT)...au Nigeria, pays où il compte plus de trente millions de clients, un Ebitda de 59,3 % l'an dernier malgré la présence de six opérateurs nationaux !

Le cas de cet Etat fédéral relativement instable, ce qui suppose de composer avec tous ses clans, est emblématique. Proche de Pékin, le Nigeria fait la part belle aux équipementiers chinois tels que Huawei et ZTE. Une proximité qui, sur fond d'hydrocarbure, coïncide avec l'intérêt de China Unicom pour la privatisation en cours de l'opérateur historique nigérian, Nitel.

Des équipementiers chinois sont extrêmement bien implantés, et ce depuis longtemps, dans l'ensemble de l'Afrique et notamment en Angola, en Ethiopie, au Nigeria, au Soudan ou à Madagascar, dont ils ont une très bonne compréhension, y compris en matière d'exploitation de réseaux.

Pour le reste, la situation est tout aussi contrastée au plan réglementaire. « On ne peut jamais exclure que les conditions d'attribution d'une licence soient remises en cause ultérieurement [comme ce fut récemment le cas au Bénin ou au Tchad], notamment lors d'un changement de gouvernement » confie un avocat d'affaires parisien pour qui « il y a souvent un risque juridique difficile à sécuriser. »

Il n'empêche qu'avec un taux de pénétration de près de 50 %, une profitabilité et une croissance encore élevées, le marché africain, à l'instar de la plupart des marchés émergents, est en pleine effervescence, d'autant qu'une nouvelle vague de consolidation y parait inévitable.

Crédits photo : D.R.

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