Free : « Nous pensons pouvoir atteindre jusqu'à 20% de parts de marché en téléphonie mobile »

le 26/06/2008, par Florence Puybareau, Opérateurs/FAI, 704 mots

Lors d'un colloque organisé le 25 juin, Xavier Niel, patron d'Iliad, a réitéré sa volonté d'aller vers la téléphonie mobile. Un marché dont il vise 20%. Quant à Franck Esser PDG de SFR-Neuf Cegetel, il a hâte de couper le cordon avec France Telecom qui réalise des marges de 30 à 40% sur son dos.

Free : « Nous pensons pouvoir atteindre jusqu'à 20% de parts de marché en téléphonie mobile »

Le colloque organisé le mercredi 25 juin par l'EBG (Electronic Business Group) fut l'occasion d'échanges instructifs sur la fibre optique et la 3G entre Xavier Niel, PDG d'Iliad maison mère de Free, Franck Esser, PDG de SFR-Neuf Cegetel, et Christophe Carel, fondateur de Nerim, un FAI pour les PME. On a aussi pu entendre quelques sorties imagées du patron d'Iliad sur la stratégie de France Telecom dans les contenus qualifiée de "délit" et sur la taxation des opérateurs, traités en "pigeons" afin de financer la TV publique. 20 000 clients en fibre optique chez Neuf Cegetel Les patrons de SFR et d'Iliad ont du avouer qu'ils n'étaient pas très avancés en matière de raccordement de la fibre optique : « Nous avons 130 000 raccordements et 20 000 clients, sur Paris et la région parisienne. Et notre objectif est d'avoir un million de raccordements d'ici fin 2009, a précisé Franck Esser. Xavier Niel a été plus évasif : « Notre taux de raccordement est sensiblement identique à celui de SFR-Neuf mais nous avons moins de clients. Néanmoins, nous maintenons notre objectif de 1 à 2 millions de raccordements d'ici fin 2009 et de 4 millions à la fin 2012 ». France Telecom fait 30% à 40% de marge Après cette mise au point, les deux protagonistes n'ont pas mâché leurs mots contre Numéricâble et France Télécom : « Numericâble, c'est un concurrent dans la télévision mais sur le haut débit, pour nous c'est un compétiteur comme Darty. De toute façon, sous sa forme actuelle, il a toutes chances de disparaitre, a lâché Xavier Niel. Quant à Franck Esser, il s'est montré très remonté contre France Telecom, expliquant que l'une des raisons pour laquelle il voulait se développer dans la fibre optique, est que cela va lui permettre de s'affranchir de l'opérateur historique : « Nous rapportons 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires par an à France Télécom en louant son réseau. Et là-dessus, ils font 30 à 40% ... Photo : lors de la table ronde du 25 juin de gauche à droite, Xavier Niel, PDG d'Iliad, Franck Esser, PDG de SFR Neuf Cegetel, et Christophe Carel, fondateur de Nerim ... de marge. On va se faire un plaisir de couper ce cordon. C'est dans notre stratégie ». Free veut 20% de parts de marché en téléphonie mobile Le débat a ensuite porté sur le haut débit mobile. Franck Esser s'est félicité du succès de l'offre Illymitics (Internet illimité) tout en reconnaissant que les 400 000 clients qui ont pris cette option représentent peu par rapport à l'ensemble de la base installée qui pèse plus de 18 millions d'abonnés. Christophe Carel de Nerim a pour sa part rappelé que l'Internet mobile pour les PME se développait de plus en plus mais que ces entreprises ne sont généralement pas technophiles et que les opérateurs doivent savoir adapter les offres. Xavier Niel a réitéré sa volonté d'aller sur la téléphonie mobile « pour maintenir notre croissance forte et nous pensons pouvoir atteindre jusqu'à 20% de parts de marché. Mais attention, nous ne sommes pas des tueurs d'ARPU (NDLR : revenu moyen par abonné). On essaye simplement de donner beaucoup de choses pour un prix nous permettant de dégager des marges décentes mais que certains jugent peut-être trop basses». Les opérateurs sont-ils des pigeons ? Mais le clou de la table-ronde fut lorsque l'on aborda les questions de contenus et bien sûr la politique d'Orange à ce sujet : « France Télécom et les contenus, c'est du délit et non de la stratégie. C'est comme si demain, Leclerc ne vendait plus que ses propres produits, s'est emporté Xavier Niel. Quant à Franck Esser, il a plus calmement répondu que « Les contenus les plus importants ne peuvent être exclusifs. SFR pour sa part veut être une Fnac numérique ». Enfin, le rapport de la Commission Copé (qui propose une taxe sur les opérateurs télécoms pour financer l'audiovisuel public) n'a pas manqué d'entraîner des remarques cinglantes : « taxer un secteur qui fait de la croissance, c'est incroyable, a tonné le patron de SFR. Tandis que Xavier Niel concluait ironiquement par un « puisque nous sommes des pigeons, ils devraient nous taxer à 80% ».

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