Dossier

Le mirage de la fibre

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Le mirage de la fibre

L'euphorie du FTTH


(14/03/2007) - par Valérie Larbaud


Psychanalyse du câble

Le tableau ne serait toutefois pas complet sans une mention du câble. Certes, son histoire relève de la psychanalyse : pendant vingt ans, il a subi les effets du plan câble et d'une législation contraignante. Aujourd'hui, un seul opérateur est en place. Il faut d'autant moins négliger le câble qu'il relève la tête, deux exemples en témoignent : le département du Rhône et l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Le département du Rhône est l'un des plus anciens exemples de réseau haut débit en France. Originalité : il repose sur le câble. Mais il est resté le seul. Ce réseau propose une dorsale en fibre optique et ensuite des accès pour desservir par le câble deux cent quarante mille foyers, pratiquement la totalité des habitants du département, et notamment les zones rurales. Un conseil général, surtout celui du Rhône, connaît en effet une surreprésentation des élus des cantons ruraux par rapport à la ville centre et ses banlieues, en l'occurrence Lyon. Quand il raisonne en haut débit, c'est donc pour tout le département et pour rééquilibrer les distorsions nées du poids de la ville centre. Le câblo-opérateur, UPC à l'origine, a donc eu l'obligation de connecter tous les foyers et également tous les édifices publics, en particulier les collèges, gratuitement. En échange, le département a financé un tiers de l'investissement, soit 75 des 231 millions d'euros nécessaires.
Encore moins médiatique, la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines est pourtant un cas unique en France. Cette collectivité locale a racheté son réseau câblé il y a deux ans, elle l'étend à tous ses habitants et va passer au FTTH. France Télécom a en effet vendu ses réseaux, issus du plan câble. Tous sont passés chez Ypso (holding regroupant UPC-Noos et Numericable), sauf celui de Saint-Quentin-en-Yvelines, où les élus ont décidé de racheter leur réseau et de signer un chèque de 4,5 millions d'euros à l'opérateur historique. «C'est un bon prix, rapporté au nombre de prises : soixante-dix-sept mille», commente l'un des vice-présidents du syndicat de la ville nouvelle, Yves Macheboeuf. L'opérateur historique a versé d'autant plus de larmes qu'il réalisait un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, et près de la moitié en bénéfices. Les élus ont décidé de reprendre leur réseau en main pour l'étendre, le moderniser et donner à terme la possibilité à tous les habitants d'être connectés en FTTH. Numericable reste opérateur de services pour proposer son offre triple play.

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Vos commentaires

Posté par DL_TI, le 01/04/2007 12:00:35

Votre article ne parle pas du SIVU basé sur Dunkerque (59) : les communes de Cappelle-la-Grande, Coudekerque-Branche, Fort-Mardyck et Saint-Pol-sur-Mer vont s'équiper en 2008 d'un réseau FTTH de 30000 prises où la caractéristique unique consiste dans le fait que 100% des foyers seront raccordés et connectés.
Je reste à votre disposition pour vous parler de ce dossier.
Dominique LEGRAND - TechnoMan Ingénierie
www.technoman-ingenierie.fr
(une autre tête pensante de l'aménagement du territoire ;-)

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