Les premiers pas du poste de travail virtuel - Une solution qui préserve l'environnement de l'utilisateur -

Une solution qui préserve l'environnement de l'utilisateur

Dossier par Thierry Lévy-Abégnoli, 488 mots

Avec la virtualisation du poste de travail, une partie logicielle représentant le poste "virtuel" de l'utilisateur est centralisée sur un serveur. Ce PC virtuel est accessible à partir d'un client léger. Pour l'utilisateur, son environnement - système et applicatif - est identique à celui qu'il aurait sur un PC classique.

Une solution qui préserve l'environnement de l'utilisateur La virtualisation du poste de travail repose sur les mêmes principes que celle des serveurs de l'entreprise. Les postes de travail prennent ainsi la forme de machines virtuelles rassemblées sur un serveur central fonctionnant sous un hyperviseur. Ce dernier gère les ressources dédiées affectées à chaque PC virtuel - mémoire, puissance processeur et espace disque. Il s'agit ensuite d'offrir aux utilisateurs l'accès à ces PC virtuels.

Un client léger côté utilisateur
On y parvient en les couplant à des clients légers qui s'exécutent sur les terminaux des utilisateurs, via un protocole de déport d'affichage et de commandes clavier, tel que RDP (Remote Desktop Protocol) de Microsoft. A cela il faut ajouter un « broker de sessions » qui est une couche logicielle mettant l'utilisateur en relation avec sa machine virtuelle, via un portail Web. Cette architecture doit être comparée à la fois au mode client léger traditionnel et au client lourd, dont elle cumule les avantages. « Le client léger à la mode TSE se contente de délivrer des applications alors que le PC virtuel offre à l'utilisateur un environnement système complet, précise Stéphane Antona, responsable marketing chez VMware. Une architecture de client léger impose, pour sa part, un changement complet de l'architecture, en nécessitant un serveur de terminaux sous TSE ou Citrix Presentation Manager ainsi que des packages spécifiques.

On retrouve son environnement habituel
A l'inverse, un PC virtuel peut à la limite être créé à partir de l'image disque d'un PC physique existant. L'utilisateur retrouve alors son environnement habituel - bureau, répertoires et applications. Dans le même temps, le principal atout ...... du client léger classique est conservé : l'accessibilité à partir de n'importe quel terminal, le temps d'une session. Comparé cette fois au PC physique, le poste de travail virtuel bénéficie de la centralisation matérielle, synonyme de sécurité et de facilité d'administration. Car même s'il faut encore mettre à jour les logiciels et les systèmes, l'homogénéité des machines virtuelles facilite le déploiement à partir de "masters" ou via un outil de télédistribution. Comme pour les PC classiques, ces opérations peuvent encore être améliorées grâce aux technologies de virtualisation d'applications ou de streaming de systèmes d'exploitation. La disponibilité et la qualité de service sont également accrues. En cas de panne, les machines virtuelles peuvent en effet redémarrer automatiquement sur un autre serveur. Et la charge peut être répartie dynamiquement sur une ferme de serveurs.

Moins de puissance disponible
La principale faiblesse du PC virtuel, c'est la puissance allouée à chaque PC qui, même si elle peut être modulée, sera inférieure à celle d'un matériel dédié, notamment en termes de puissance graphique. De plus, le support des périphériques locaux reste imparfait.

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