La télévision sous le charme d'internet - La TV en 2020 : la migration internet s'accélère et impose une réorganisation pan-européenne de cette industrie - RT Convergence

La TV en 2020 : la migration internet s'accélère et impose une réorganisation pan-européenne de cette industrie

Dossier par reseaux-telecoms.net, 557 mots

La TV bascule sur internet. Si dans un premier temps, les revenus du secteur audiovisuel devraient chuter, la croissance devrait être au rendez-vous ensuite, estime l'Idate. L'industrie doit se réorganiser au niveau pan-européen.

La TV en 2020 : la migration internet s'accélère et impose une réorganisation pan-européenne de cette industrie La TV prend désormais de multiples visages : TV mobile, Pay TV, Internet TV, TVHD ou TV 3D. L'institut Idate publie une étude sur l'avenir de ce média au bord du bouleversement. Le principal impact concerne la migration vers internet.

Selon l'IDATE, les conditions de la migration de l'industrie de l'audiovisuel vers l'Internet sont aujourd'hui réunies :

- les consommateurs sont habitués à la consommation d'image sur le Web,
- des solutions techniques donnent accès sur le téléviseur aux contenus Internet,
- un accès à l'internet est ouvert sur les téléphones mobiles,
- des contenus premium sont disponibles sur internet,
- la qualité de service s'améliore pour la vidéo sur internet,
- les stratégies de nouveaux acteurs issus de secteurs connexes de l'audiovisuel convergent.

Selon l'institut, cette migration sera progressive, mais elle aura des impacts fondamentaux sur l'industrie :
- le modèle d'exploitation exclusive des contenus ne sera plus la règle,
- certains consommateurs abandonneront les réseaux managés traditionnels,
- un mouvement de mondialisation s'amorcera au bénéfice des grands détenteurs de droits.



Toujours selon l'Idate, l'industrie de l'audiovisuel prend fortement position sur le Web à la différence des industries de la musique et de la presse, qui sont plutôt dépouillées de leurs privilèges passés.

L'industrie audio visuelle peut donc y occuper une place centrale pour l'exploitation des services vidéo. Mais ce mouvement n'est pas sans danger pour les fabricants et les diffuseurs de contenus : forte intensité concurrentielle sur les publicités sur Internet (donc faibles revenus) et non-contrôle de la circulation des programmes.

L'Idate se veut cependant optimiste pour cette industrie. Nous entrons dans une décennie de restructuration de l'industrie de l'audiovisuel. Celle-ci subira dans un premier temps une baisse globale de ses ressources avant que des usages démultipliés ne permettent une nouvelle croissance.

Cette décennie 2010-2020 sera aussi celle du contrôle des coûts, par l'industrialisation d'une production audiovisuelle définitivement coupée de son modèle historique, le cinéma.

Reste que l'industrie européenne est particulièrement menacée par la migration vers l'Internet. Une révision de la stratégie réglementaire dans le domaine de l'audiovisuel semble nécessaire et urgente : elle implique notamment la création de groupes intégrés paneuropéens.

Dans ce contexte, l'IDATE enviage trois scénarios contrastés :

- Le scénario « My Web Video », c'est le plus probable selon l'IDATE. La crise accélère la mutation d'Internet, devenu système nerveux de la vie sociale. Il se caractérise par un nomadisme généralisé, le développement du stockage en ligne, de la connexion universelle et gratuite, et par une prédominance des réseaux sociaux.

- Le scénario « Broadcast as Usual », la crise économique perdure tandis que le déploiement du très haut débit fixe et mobile reste limité, avec un Internet qui ne mute pas vers un outil de divertissement. C'est un scénario qui reste assez favorable aux groupes médias dans la mesure où la destruction de valeur par Internet resterait limitée.

- Le scénario « Community TV » , il décrit un contexte d'instabilité sociale et de contrôle des Etats sur le réseau, se combinant avec une méfiance des citoyens vis-à-vis des risques sanitaires et du contrôle de la vie privée et une montée des communautarismes. Ce scénario est le moins favorable au développement d'un marché qui restera fragmenté et peu solvable.

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